C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Vendredi 14 décembre 2007

Merci pour tout...
J'ai mis en ligne, le 11 septembre 2005, un texte qui disait mon amour pour l'écriture. Tout casse tout lasse tout passe, dit-on, en la matière, il se pourrait bien qu'on ait raison.


Non pas que je n'aime plus du tout, mais plutôt qu'en près de trois années, il me semble normal de finir par lasser, ("me" et "vous" lasser...) qu'un lien puisse se casser.
Je sais ne plus avoir autant de foi qu'autrefois, le coeur à dire les choses heureuses, à me montrer léger.
Depuis juillet, je n'ai plus la ferveur. 
Ca grisaille dans mon coeur... 
Ce n'est pas ma nature.
Je suis trahi par l'écriture.
J'arrête l'aventure ! 

Je reste heureux d'avoir écrit.
Je vais réimprimer mes petits bouquins en un plus grand nombre d'exemplaires, les mots que j'y ai mis sont de ma période rose.
J'ai des demandes en retard à satisfaire... et d'autres à venir (...enfin, j'espère).
"La Petite fille en vert" et "les Poulets du bord de mer" seront regroupés en un volume  A4, qui permettra une lecture plus aèrée.
Le plus demandé reste "Le Cahier".
Quand à "Chers Parents" et "l'Algérie", ils ont témoigné de ce qu'a été le service militaire au temps de cette guerre qui n'a pas dit son nom. Les lecteurs ont rarement été d'anciens soldats, plutôt des parentés, collatéraux ou descendants, qui ont voulu savoir.
Quand mon coeur ira mieux, je reprendrai l'écriture. Et déjà celle du livre que j'ai mis en suspend, qui m'attend vers son dixième chapître... 

 Je pense bien continuer à passer vous voir. De temps en temps, sur la pointe des pieds, sans déranger... Savoir comment vous allez... 

Si vous aviez  à me dire, sait-on jamais, il nous reste le mail pour bavarder : andretieno@cegetel.net . Je répondrai avec plaisir.


Je vous dépose, en guise d'adieu, un petit poême de 2005, actualisé à ces jours-ci. 

Et encore merci pour tout...  j'ai passé avec vous trois années dont je me souviendrai !

J'aime (j'ai aimé) écrire...

J'aime (J'ai aimé ) écrire
Comme d'autres dessiner
Pas toujours pour dire
Comme d'autres pour montrer

J'aime (J'ai aimé) écrire
Pour le geste
Pour le méli-mélo des mots
Le tempo

J'aime (J'ai aimé ) écrire
Comme d'autre composer

J'aime (J'ai aimé) écrire
Raturer surcharger et gommer
Changer un mot
Modifier une césure
Peaufiner
Changer le nombre de pieds
Pour un autre mieux fait

J'aime (J'ai aimé) écrire
Sans trop pointer les "I"
L'écrit qui se suffit
Sans ostentation de ponctuation

L'écrit qui laisse
A qui veut l'interprèter
Le choix de ses intonations
La décision de ses respirations
Selon son sentiment
Selon l'humeur du temps

J'aime (J'ai aimé) l'écrit qui offre de rêver

Ecrit le 6 août 2005
Actualisé pour le 14 décembre 2007


Prenez bien soin de vous

par aben publié dans : Spéciale dernière
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Vendredi 7 décembre 2007

Un dernier petit poème avant ma note d'adieu.
(Comme qui dirait : un dernier vers...)

Projet pour un concours sur un thème imposé : "la gourmandise"...


Les cinq sens de Camille

Assise en bout de table,
On la voit s'appliquer,
Qui grignote.
 
Vilain défaut de gourmandise...?
En elle,
Rien ne dit que ce soit.

De l'ouie pour commencer, 
Le cliquetis des verres
Des plats et des couverts
La prépare au concert.

Le vue d'un plat 
Que l'on apporte,
Mystérieux de profil,
Qui s'épanouit sur table,
L'émoustille.

Sa poitrine se soulève
Elle hume le fumet.
Ses narines frémissent
Et son palais salive.

De l'outil ou du doigt
Comme en apothéose,
En un geste gracieux,
 A ses lêvres pulpeuses
Elle porte son offrande
Aux papilles impatientes.

Serait-ce gourmandise
Que d'aimer ?

En elle
Rien ne dit que ce soit.
Assise en bout de table,
On la voit qui s'applique 
Et satisfait ses sens.


André Thiennot
Piney, le 7 décembre 2007
andretieno@cegetel.net
Très bonne semaine
A vendredi prochain
pour un dernier petit mot


par aben publié dans : Poésie
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Vendredi 30 novembre 2007

le mauvais exemple de Véolia
Filiation dissidente ou lourdeur de système

A .chacun son fournisseur d'eau de robinet, on ne nous laisse guère de choix...
Sauf à avoir su résister au chant des sirènes, comme certains bourgs qui sont et restent ceux de mon enfance.

Dans mon village de Champagne, c'est un syndicat intercommunal qui a érigé un  "chateau d'eau" sur les grêves de l'ancien cours de la rivière "Aube". Un terrain propice au drainage paraît-il. Canalisations, branchements et comptage, traitement des eaux usées, tout est géré par le groupe de communes participantes.
Je reçois quatre factures par an, pour un montant total de 384€ en 2006...

En Provence, la commune a confié le service des eaux à une filiale de Véolia Environnement, "Véolia eau", qui nous adresse également quatre factures par an, pour un montant de 338€ en 2006...

Sachant que l'on se partage les douze mois de l'année à raison d'un tiers en Provence pour deux tiers en Champagne, la formule "intercommunale" paraît déjà un peu moins onéreuse.

Mais c'est une autre différence qui m'interpelle.
Dans l'enveloppe des factures champenoises, je trouve une feuille format A4, imprimée recto-verso. C'est tout...
Dans celle de Provence, on m'adresse, en plus, un autre feuillet A4 qui me dit  qu'un contrôle sanitaire me garantit que l'eau fournit par Véolia répond aux exigeances de la norme obligatoire R.1321-1 et suivantes... me voilà rassuré.
Un troisième feuillet A4 me vante les avantages (pour l'abonné (?) du réglement par prélêvements automatiques.( Ah bon !)
Et enfin, un livret de 16 pages quadri, format 10X15, intitulé "Le petit journal de l'eau" me dit tout sur des sujets sans aucune importance. 

J'ai reçu la facture Véolia pendant la "semaine de réduction des déchets..."  après le Grenelle de l'environnement, je trouve que ça ne fait désordre.
Surtout quand on sait que Véolia Eau est filiale de Véolia Environnement, numéro 1 mondial des services liés à l'eau, fourniture et retraitement compris... Mais aussi numéro 2 mondial des services de propreté. Et qu'elle assure à ce titre le nettoyage et la maintenance de sites industriels, le tri et le recyclage des matières, le traitement et la valorisation de déchets, par compostage, incinération et stockage... et jusqu'à la dépollution des sols !

Alors pourquoi tout ce papier gâché ?
Pas pour fidéliser le client, pour son eau de robinet, elle le sait prisonnier.
Pour fidéliser l'actionaire ? Peut-être...
L'image du chevalier blanc attire les sympathies. Et puis, lui "subliminer" que son argent placé n'a d'odeur que celle de la propreté est de nature à rasssurer.
N'empêche : polluer la planète avec du papier gâché pour se donner bonne image me paraît le comble de la noirceur hypocrite !

"Si t'aime pas nettoyer, évite de salir..."  Aimait à dire ma Mère. Pour toutes écoles, elle n'avait fait que six années de communale dans son village, qui lui avaient laissé le bon sens qu'un bac+trop d'années d'études peuvent finir par oculter sous trop de connaissances...

PS : over-blog me menace de passer en version 2,
ce que j'ai toujours refusé.
Trop compliqué...
J'espère qu'à défaut, ils ne supprimeront pas mon blog, 
vous en laisseront l'accès, ne me compliqueront pas trop la tâche...
Pour l'instant, ils en sont à m'avoir supprimé le bénéfice du "partenariat"...
Merci de me faire savoir si vous pouvez encore accéder facilement
 

par aben publié dans : Grain de sel
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Dimanche 25 novembre 2007

Sans vouloir en juger,
on peut avoir ses préférences


Troisième et dernier volet


Suite (et fin) de mes notes d'hier et d'avant hier
Je crois qu'on ne peut que donner raison à Brigetoun : on peut extrapoler, chez La Fontaine, de l'amitié à l'amour. Et lire le regret dans ce vers : "Hélas quand reviendront de semblables moments..."
La version de René Clair, mise en musique et interprétée par notre grand Charles, nous parle plus exclusivement d'amour, de celui de coeur et de chair, de l'un des partenaires qui part au déchirement de l'autre.
Elle m'évoque des fins sans gloire, d'unions qui semblaient sans histoire, chez le plus humble des couples de mes proches,  jusqu'au plus haut de notre pyramidale gouvernance, celle qui fut en lice autant que celle qui est en place. Au point que certains pourraient en juger, l'exemple venant d'en haut - dit-on - que la désunion serait la norme.
Je me garderai d'affirmer...

Le plus souvent, des deux qui se séparent, l'un l'a choisi librement et l'autre pas. Ne reste au(à la) relégué(e) que le choix de subir. 
Sans généraliser, parodiant Henri Daniel Rops et de Saintes Ecritures, je me pose la question : liberté, où est  ta victoire...?
Reste à la morale de garder le front haut : passés les mauvais premiers jours, il n'est pas rare  que "l'abandonné(e)" retrouve un avenir plus heureux que son(sa) ex-compagne, victime, certaines fois, du talent de chanteuse des sirènes...

Fils de famille recomposée, l'image que je retiens de l'abandon de partenaire n'est pas de complaisance.
Jugez de ma chance d'être né :
Veuve d'un  premier mari victime de la ruade d'un cheval en colère, un couple s'est reformé. Le frère du défunt épousa celle qui devint ma mère : deux enfants en bas âge avaient besoin d'un père.
Mariage d'amour ? Quelle question incongrue ! Le devoir a suffit à dicter la conduite.
Je suis né quatrième d'une mère encore jeune, éprouvée de veuvage, et second d'un papa généreux, de dix ans son aîné...

Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre...? J'ai toujours su mes deux parents heureux !
Du devoir acompli ? Peut-être aussi. Mais déjà d'être ensemble.
Si l'un des deux est parti avant l'autre, c'est juste à cause de la faiblesse de l'âge et de la maladie.

Devoir d'hier que l'on qualifierait aujourd'hui de contrainte, couples actuels dont l'un des deux se libère au détriment de l'autre... Le temps qui a passé a changé l'appréciation que l'on porte sur les choses... 

Où est la vérité...?
Loin de moi l'idée de vouloir en juger...
Et loin de moi l'idée d'un reproche à quiconque.  
Juste, entre devoir et liberté, le droit de dire ma préférence.
Même si je crains qu'elle ne soit pas "tendance".



Très bonne semaine à vous

par aben publié dans : Portraits
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Samedi 24 novembre 2007

Second volet

Les deux pigeons

Suite d'hier. Second volet de mes deux pigeons, dont l'un n'est pas toujours celui auquel on pense

Paroles de René Clair. Musique de Charles Aznavour   1963  
Texte et image mis en blog chez mon amie Syl,
(voir le lien colonne de gauche)
le lundi 29 octobre dernier


Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre
Mais l'un d'eux a quitté leur toit
Qu'ils sont longs les jours de l'attente
Et longues sont les nuits sans toi

Un pigeon regrettait son frère
Moi je regrette mon bel amour
Comme lui j'attends un bruit d'ailes
Le doux bruit d'ailes de son retour

J'ai laissé partir avec elle
Le bonheur qui nous était dû
Sur le chemin du temps perdu

Amant heureux amant
Redites-le souvent
Une absence est toujours trop longue
Rien ne sert de courir le monde
L'amour passe et les feuilles tombent
Quand tourne la rose des vents

Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre
Mais l'un d'eux a quitté leur toit
Qu'ils sont longs les jours de l'attente
Et longues sont les nuits sans toi

Un pigeon regrettait son frère
Moi je regrette mon bel amour
Comme lui j'attends un bruit d'ailes
Le doux bruit d'ailes de son retour

J'ai laissé partir avec elle
Le bonheur qui nous était dû
Sur le chemin du temps perdu


A demain matin  ...
si vous le voulez bien
pour d'autres pigeons anciens

 

 

 

 

par aben publié dans : Portraits
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Vendredi 23 novembre 2007

Façons et manières d'être "pigeon"...

Aujourd'hui celle du fabuliste, demain celle du parolier et dimanche un peu de la façon d'autrefois.
 

Je commencerai, si vous le voulez bien, par la façon Jean de la Fontaine. Version assez connue, paraît-il (ah bon...).
Ensuite, je vous rapporterai (demain) ce que les mots du buveur d'eau ont inspiré à René Clair, parolier d'une chanson de Charles Aznavour que je ne connaissais pas (la chanson).
Une note de Sylviane me l'a fait découvrir
Et pour finir, dimanche matin, ce que la lecture de l'une et l'autre fables a fait naître dans mon cerveau d'ancien.
Exceptionnellement, l'article paraîtra donc sur trois jours : VSD, comme le magasine hebdo.


Premier volet 

Les deux Pigeons
Jean de La Fontaine

Deux Pigeons s'aimaient d'amour tendre.
L'un d'eux s'ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ?
Voulez-vous quitter votre frère ?
L'absence est le plus grand des maux :
Non pas pour vous, cruel. Au moins, que les travaux,
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage.
Encor si la saison s'avançait davantage !
Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? Un corbeau
Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau.
Je ne songerai plus que rencontre funeste,
Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut :
Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
Bon soupé, bon gîte, et le reste ?
Ce discours ébranla le coeur
De notre imprudent voyageur ;
Mais le désir de voir et l'humeur inquiète
L'emportèrent enfin. Il dit : Ne pleurez point :
Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ;
Je reviendrai dans peu conter de point en point
Mes aventures à mon frère.
Je le désennuierai : quiconque ne voit guère
N'a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint
Vous sera d'un plaisir extrême.
Je dirai : J'étais là ; telle chose m'avint ;
Vous y croirez être vous-même.
A ces mots en pleurant ils se dirent adieu.
Le voyageur s'éloigne ; et voilà qu'un nuage
L'oblige de chercher retraite en quelque lieu.
Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage
Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage.
L'air devenu serein, il part tout morfondu,
Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie,
Dans un champ à l'écart voit du blé répandu,
Voit un pigeon auprès ; cela lui donne envie :
Il y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un las,
Les menteurs et traîtres appas.
Le las était usé ! si bien que de son aile,
De ses pieds, de son bec, l'oiseau le rompt enfin.
Quelque plume y périt ; et le pis du destin
Fut qu'un certain Vautour à la serre cruelle
Vit notre malheureux, qui, traînant la ficelle
Et les morceaux du las qui l'avait attrapé,
Semblait un forçat échappé.
Le vautour s'en allait le lier, quand des nues
Fond à son tour un Aigle aux ailes étendues.
Le Pigeon profita du conflit des voleurs,
S'envola, s'abattit auprès d'une masure,
Crut, pour ce coup, que ses malheurs
Finiraient par cette aventure ;
Mais un fripon d'enfant, cet âge est sans pitié,
Prit sa fronde et, du coup, tua plus d'à moitié
La volatile malheureuse,
Qui, maudissant sa curiosité,
Traînant l'aile et tirant le pié,
Demi-morte et demi-boiteuse,
Droit au logis s'en retourna.
Que bien, que mal, elle arriva
Sans autre aventure fâcheuse.
Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger
De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines.
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?
Que ce soit aux rives prochaines ;
Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau ;
Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste ;
J'ai quelquefois aimé ! je n'aurais pas alors
Contre le Louvre et ses trésors,
Contre le firmament et sa voûte céleste,
Changé les bois, changé les lieux
Honorés par les pas, éclairés par les yeux
De l'aimable et jeune Bergère
Pour qui, sous le fils de Cythère,
Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas ! quand reviendront de semblables moments ?
Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ?
Ah ! si mon coeur osait encor se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
Ai-je passé le temps d'aimer ? 


                                                                                                                                           
A demain matin pour les mots de René Cair...

 

 

 

par aben publié dans : Portraits
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Vendredi 16 novembre 2007

Fond vert décadaire sous eau d'emprunt bleue
Tous les dix ans, notre lac de la Forêt d'Orient nécessite des contrôles. Artificiel, son eau est retenue par des ouvrages... d'art. (Ancien terrain agricole, le finage a changé de culture).
Digues et vannes, espaces de loisirs, sable des plages, jetées, rampes à bateaux et pontons d'amarrage sont vérifiées et réaménagés autant que nécessaire.
Tout se fait à basses eaux.
On ferme les entrées d'amont, on ouvre grand les vannes d'aval et libère l'eau captive qui s'en va vers la mer en passant par Paris, pour baisser le niveau.

Ic i, le plein niveau des années habituelles...

...et là le reste d'eau de cet automne. 
La terre a repris ses droits, repropose une pâture à des troupeaux imaginaires.


Le port, en calle sèche.
Les pontons qui pataugent dans le limon du fond. 
Les images précédentes donnent une idée de la surface découverte, cell-ci montre la profondeur du tirant d'eau...


Très bon week-end à vous.
Ce matin, je mets mon pull,
La météo m'a prévenu qu'il ne ferait pas chaud !

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 9 novembre 2007

...c'aurait été si facile de ne pas se tromper!
Le grand César s'est encore fait avoir. On le connaît mieux en empereur redoutable qu'en nigaud dépouillé, n'empêche : il s'en est fait chiper des bricoles sous sa tente.
Ne dit-on pas aujourd'hui encore  qu'il faut lui rendre ce qui lui appartient ?
C'est bien la preuve que tout César qu'il fut il fut aussi benet...
Non ?

Bon. Ne suis pas doué non plus : la preuve !
C'est à propos de mon article du 19 octobre dernier "Sur quatre murs". J'ai attribué à Picasso un coup de pinceau qui revient à Degas.
Pardon de m'être trompé, tout content néanmoins que ce soit sans dégâts...
Bof !

 Vrai Degas ! On voit bien que ça lui ressemble...


...et vrai Picasso, malgré les apparences.

On voit ici comme dans un livre ouvert comment je me suis fait piéger.
En angle de mur, le tutu de Degas salue la tétée de Picasso.
J'ai pris en photo le tableau de gauche, suis monté à l'ordi qui se trouve à l'étage, et me suis un peu étonné d'avoir vu, de plein pied, une signature "Picasso".
Redescendre l'escalier, remonter : je n'ai pas eu le courage...

Hier matin, interpellé par le déni de Michelle, je me suis repenché sur les toiles de papier encadré : Picasso n'a signé que la tétée, la danseuse appartient à Degas

En prenant les photos, j'ai occulté la brune au bébé goulu
Une pudibonderie de l'apn qui à dû vouloir 
"cacher ce sein que  je ne saurais voir... "

 

 

 

 

 

 

 

Pour me faire pardonner, je me mets aux coings
Pommes reinettes au sirop de coing
Hier, je nous ai fait des pommes au sirop de coings. Un essai pour ne pas laisser perdre toutes les boules jaunes duveteuses de dessous mon cognassier.
Ca s'est avéré pas mal pour le palais...
Si, si...!
Je vous donne ma recette

Ingrédients, pour 1 litre 1/2 de pommes au sirop
- 750 grammes de coings
- 1 kilo de pommes pas trop grosses
380 grammes de sucre gel

Préparation
-  essuyer puis laver les coings, sans les peler ni les épépiner. Les couper en morceaux pas trop gros : vous aurez à les presser après cuisson.
- les mettre à cuire, recouverts généreusement d'eau.
- porter à ébullition, puis couvrir. Laisser bouillir une bonne heure à petits bouillons sages pour éviter les débordements
- profitez du temps mort pour éplucher vos pommes, les épépiner et les couper en quartiers que vous conserverez dans l'eau pour éviter qu'elles noircissent.
- placez un torchon à tissage pas trop serré dans votre plus grande passoire que vous disposerez sur un grand faitout.
- versez y votre mixture.

- quand le jus est passé, les coings prisonniers devenus moins brûlants, prenez les coins de votre torchon. Les deux de chaque bouts dans vos mains droite et gauche et tournez, tournez, tournez...  Je sais,: c'est dur ! Le jus le plus parfumé va rejoindre celui déjà coulé.
- versez vos 380 grammes de sucre gel dans le jus obtenu, remettez à feu vif, touillez jusqu'à disparition totale des cristaux.
- jetez vos quartiers de pommes crues dans le sirop bouillant
- re-porter à ébullition, sans couvrir pour que le jus se concentre.
- laisser bouillir à feu vif dix à quinze minutes selon l'épaisseur souhaitée du sirop. Plus si vous voulez concentrer davantage votre dessert. (Dix minutes correspondent au litre et demi annoncé)

Ne reste qu'à verser dans votre plus belle jatte (contenance minimum 1Litre 1/2 donc) et à attendre que ça refroidisse un peu pour goûter.

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 2 novembre 2007

Le Cahier (v/en colonne de droite) 
Dans le récit qu'elle nous fait de sa jeunesse, (1897/1915) ma mère nous évoque la condition de vie modeste de ses parents. Et du bonheur, certes non dénué de rudesse, qu'ils ont su offrir, sans aide, à leur progéniture : cinq filles et deux garçons.
Des gens sans richesses autres que celle du coeur. Qui inculquaient à leur descendance le sens de l'honneur. Lui intimant de marcher tête haute, affirmant, convaincus :  "Que l'on doit être fier de sa pauvreté..."
Elle conclue son "Cahier" d'une phrase : "Je dis à mes enfants, soyez fiers de vos grands-parents, c'étaient de braves gens..."
Je lui renvoie le compliment


Hier encore...!
Hier encore, j'avais vingt ans,
Je regardais le monde
Comme un non évènement,
Je regardais les gens
Mais ne les voyais pas.
Trop occupé de moi
De demain qui m'attend

Hier encore j'avais vingt ans,
Invincible éternel
Je préparais mon âge
Insouciant du détail :
"N'être que de passage".

De village en village
Le jour de la Toussaint
De tombes en cimetières
Je promenais ma mère

Dans ma vieille deux chevaux
Remplie de chrysanthèmes
De bouquets de dalhias
Cultivés sur l'année
Dans notre  potager

Elle déposait ses fleurs
Témoignait le respect
A des gens qui étaient morts
...d'être nés avant elle

Ou à de pauvres autres
Comme ses deux frères appelés
Nés au mauvais moment
Victimes de la guerre
Tombés au champ d'honneur
Avant d'avoir vécu...

Aujourd'hui sans mérite
Je lui achète un pot
Comme un dû sans émoi
Une pièce de monnaie
L'aumône de conscience
Pour un esprit en paix

Sans effort de bouture
De culture de nature
De taille ni de fumure
Je n'en suis pas très fier.

Hier encore, j'avais vingt ans
Je les sais toujours là
Derrière les cinquante autres

Qui témoignent à ma mère
Qu'il reste "d'elle" sur terre
L'image dont ses enfants
Ont toujours été fiers

Hier encore j'avais vingt ans
Mes trois frères sont partis
Au pays de ma mère.

Un jour bientôt je sais
Moi le petit dernier
Sans solliciter d'aide
Ni de prolongations,
Juste heureux d'être né,
J'irai la retrouver

Hier encore...:

Merci Maman !

André Thiennot,
réellement à Piney,
de retour du cimetière
le 
2 novembre 2007

par aben le conteur publié dans : Poésie
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Vendredi 26 octobre 2007

Matin lapins
Ce matin, trois
lapins sont sortis de ma baguette de pain

Ce matin
Trois petits lapins blancs,
Aux oreilles un peu courtes,
Et aux yeux déplacés
Comme faisait Picasso, 

Trois bébés aux reflets de dos blonds
Comme ceux des lapins roux,
Sont tombés
Sous mon couteau !

Ce matin,
Trois lapins
Engourmandés de beurre
Ont plongé,
Tête la première,
Dans mon café brulant...

C'étaient trois lapins
Qui...
C'étaient trois lapins
Que...
Je garde dans mon coeur!

par aben publié dans : Poésie
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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

 Ma biblio perso
extraits sur demande par mail
andretieno@cegetel.net

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Pour tous renseignements :
andretieno@cegetel.net 

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