C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Vendredi 16 novembre 2007

Fond vert décadaire sous eau d'emprunt bleue
Tous les dix ans, notre lac de la Forêt d'Orient nécessite des contrôles. Artificiel, son eau est retenue par des ouvrages... d'art. (Ancien terrain agricole, le finage a changé de culture).
Digues et vannes, espaces de loisirs, sable des plages, jetées, rampes à bateaux et pontons d'amarrage sont vérifiées et réaménagés autant que nécessaire.
Tout se fait à basses eaux.
On ferme les entrées d'amont, on ouvre grand les vannes d'aval et libère l'eau captive qui s'en va vers la mer en passant par Paris, pour baisser le niveau.

Ic i, le plein niveau des années habituelles...

...et là le reste d'eau de cet automne. 
La terre a repris ses droits, repropose une pâture à des troupeaux imaginaires.


Le port, en calle sèche.
Les pontons qui pataugent dans le limon du fond. 
Les images précédentes donnent une idée de la surface découverte, cell-ci montre la profondeur du tirant d'eau...


Très bon week-end à vous.
Ce matin, je mets mon pull,
La météo m'a prévenu qu'il ne ferait pas chaud !

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 9 novembre 2007

...c'aurait été si facile de ne pas se tromper!
Le grand César s'est encore fait avoir. On le connaît mieux en empereur redoutable qu'en nigaud dépouillé, n'empêche : il s'en est fait chiper des bricoles sous sa tente.
Ne dit-on pas aujourd'hui encore  qu'il faut lui rendre ce qui lui appartient ?
C'est bien la preuve que tout César qu'il fut il fut aussi benet...
Non ?

Bon. Ne suis pas doué non plus : la preuve !
C'est à propos de mon article du 19 octobre dernier "Sur quatre murs". J'ai attribué à Picasso un coup de pinceau qui revient à Degas.
Pardon de m'être trompé, tout content néanmoins que ce soit sans dégâts...
Bof !

 Vrai Degas ! On voit bien que ça lui ressemble...


...et vrai Picasso, malgré les apparences.

On voit ici comme dans un livre ouvert comment je me suis fait piéger.
En angle de mur, le tutu de Degas salue la tétée de Picasso.
J'ai pris en photo le tableau de gauche, suis monté à l'ordi qui se trouve à l'étage, et me suis un peu étonné d'avoir vu, de plein pied, une signature "Picasso".
Redescendre l'escalier, remonter : je n'ai pas eu le courage...

Hier matin, interpellé par le déni de Michelle, je me suis repenché sur les toiles de papier encadré : Picasso n'a signé que la tétée, la danseuse appartient à Degas

En prenant les photos, j'ai occulté la brune au bébé goulu
Une pudibonderie de l'apn qui à dû vouloir 
"cacher ce sein que  je ne saurais voir... "

 

 

 

 

 

 

 

Pour me faire pardonner, je me mets aux coings
Pommes reinettes au sirop de coing
Hier, je nous ai fait des pommes au sirop de coings. Un essai pour ne pas laisser perdre toutes les boules jaunes duveteuses de dessous mon cognassier.
Ca s'est avéré pas mal pour le palais...
Si, si...!
Je vous donne ma recette

Ingrédients, pour 1 litre 1/2 de pommes au sirop
- 750 grammes de coings
- 1 kilo de pommes pas trop grosses
380 grammes de sucre gel

Préparation
-  essuyer puis laver les coings, sans les peler ni les épépiner. Les couper en morceaux pas trop gros : vous aurez à les presser après cuisson.
- les mettre à cuire, recouverts généreusement d'eau.
- porter à ébullition, puis couvrir. Laisser bouillir une bonne heure à petits bouillons sages pour éviter les débordements
- profitez du temps mort pour éplucher vos pommes, les épépiner et les couper en quartiers que vous conserverez dans l'eau pour éviter qu'elles noircissent.
- placez un torchon à tissage pas trop serré dans votre plus grande passoire que vous disposerez sur un grand faitout.
- versez y votre mixture.

- quand le jus est passé, les coings prisonniers devenus moins brûlants, prenez les coins de votre torchon. Les deux de chaque bouts dans vos mains droite et gauche et tournez, tournez, tournez...  Je sais,: c'est dur ! Le jus le plus parfumé va rejoindre celui déjà coulé.
- versez vos 380 grammes de sucre gel dans le jus obtenu, remettez à feu vif, touillez jusqu'à disparition totale des cristaux.
- jetez vos quartiers de pommes crues dans le sirop bouillant
- re-porter à ébullition, sans couvrir pour que le jus se concentre.
- laisser bouillir à feu vif dix à quinze minutes selon l'épaisseur souhaitée du sirop. Plus si vous voulez concentrer davantage votre dessert. (Dix minutes correspondent au litre et demi annoncé)

Ne reste qu'à verser dans votre plus belle jatte (contenance minimum 1Litre 1/2 donc) et à attendre que ça refroidisse un peu pour goûter.

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 19 octobre 2007

Le coin du conteur
Ca n'est pas tant que l'on ait placé notre cheminée  au centre de la maison, mais bien la maison qui s'est trouvée bâtie autour de notre foyer...
Les murs de chaumières l'ont toujours protégé, ceux de notre maison dans le jardin ne pouvaient y manquer.
Passée la porte d'extérieur, la première baie vitrée, à droite dans le couloir, donne sur le salon.
La cheminée fait face à deux portes fenêtre.  Au mur, trois sous-verre de nos petits enfants (devenus grands) :
La première, aux prises avec des Pokémon, 
La seconde, cherchant l'herbe d'automne noyée sous l'amoncellement des feuilles tombées,
Et la troisième, notre petite fille en danseuse, tutu-chaussons, chignon serré, en panne de sourire.
En face, les mêmes enfants. En noir et blanc. Une compositiion d'une dizaine de photos qui nous les montre grandir. De leur enfance de six ans à leur adolescence. Et dans l'angle, un champ de coquelicots tremblants au gré du vent de Provence, flamèches rouges nées de feux follets verts.

Née du délicat pinceau de Castagnol, qui a eu plus que moi le sens de l'équilibre des lignes, notre fascinante inconnue.
Sérénité ou ennui, elle semble attendre que la vie lui soit meilleure. 
Teint de tendre rose sur fond violent de couleurs coquelicots, l'élégance des traits, de la pause,  du visage niché entre la pointe de l'épaule et le creux de sa paume, tranche sous l'excès (à mon goût) du maquillage des yeux.  
A chacun de regarder ce qu'il voit... la dame m'est et me reste une énigme qui fascine.


Quai Gabriel Péri, des peintres anonymes immortalisent sur le canson les belles inconnues.
Celle-ci habite à la maison.
Cette année là, elle s'était fait couper les cheveux.
Je l'appelais "Petit Pierre", du surnom d'un jeune personnage feminin qui avait à se faire passer pour un garçon dans un film de cape et d'épée.
Depuis 1978, son image trône au salon, entre les portes-fenêtres, en contre-jour de jour, illuminée par la cheminée les soirs d'hiver.


J'aurais dit "un Degas", ben non : c'est signé Picasso.
De sa période qui me touche puisque je la comprends.
La ballerine est gracieuse, le pied en gouvernail et le décolleté chaste malgré sa profondeur.
On la dirait sur un fil, cramponnant son bouquet comme d'autres s'accrochent à une ombrelle. Les fleurs ne sont pas son offrande. Ce qui l'est, c'est l'envolée, le souci de bien faire, le don que par son art la fille nous fait d'elle-même.

La liseuse et la leçon de piano mènent leurs vies de petites filles studieuses dans un autre angle de la maison.
Cadeaux de fête des mères d'un gamin d'il y a une quarantaine d'années.
Avec le temps qui passe,
On s'imprime des souvenirs.


Dans nos maisons d'anciens
"L'attachant, dans nos maisons d'anciens,
Ce n'est pas la télé grand écran
Choisie sous prétexte de difficulté de vue,
La chaîne dernier cri
Qui joue toujours trop fort,
L'ordi inscousciant de mes carences d'anglais.
Tous ces outils qui se targuent
De faire "communiquer" entre eux
Les continents et les générations
Et qui nous babélisent

L'attachant, c'est ce que disent les choses
Près de nous.
Tout près...
Les choses de la terre
Et les choses aux murs.

L'attachant,
Dans nos maisons d'anciens,
Ce sont tous ces maillons
Qui tel' l'ADN
Vont d'une vie l'autre,
Et montrent d'ou l'on vient.
Comme le fil de Thésée
Qui le reçut d'Ariane,
Et qui lui permit
De retrouver le jour."



                                                                                     andré thiennot 
vendredi 19 octobre 2007
gassin

 

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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

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Marié
J'habite dans un
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Pied à terre en Provence
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jardiner, bricoler.
Et surtout :
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sans ordre de préférence.

 

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