Les Parisiens du 17 juin

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Les Parisiens de Paris

Une note d'Angeline m'a interpelé, celle du 15 juin, qu'elle a titré "Les Parisiens". Allez la voir : cliquer sur le lien Angeline de ma colonne de liens et demandez le 15 juin.
Je vous propose ici une autre ébauche des Parisiens, croquée intra-muros le 17 juin.

Je rentre de Paris. La ville est à la mode, on en parle sur des blogs. De la ville et de ses habitants. Dont on ne dit pas que du bien, quand on est de province.
C'est vrai qu'ils sont différents. Comme nous le sommes d'eux. Différents aussi chez eux, de ceux qui plastronnent en vacances.
Ceux des trottoirs que j'ai regardés, ceux du métro qui m'ont écrasé (je ne fais qu'un mètre soixante-cinq), offraient beaucoup de variétés. Couleurs de peau et de cheveux, saris-burnous, calotte-chéchia, les Parisiens du 17 juin parlaient le Babelésien. Du japonais à  l'irokois, du guttural aux langues slaves...

Le 17 juin, j'ai aussi pris deux taxis (empruntés), grâce à qui je sais ce qui encombre Paris : les travaux ! Tous les deux sont formels... Leur français est chatié mais pour les pratiquer en pros, les vieilles artères de Lutèce leur sont plus familières que s'ils y étaient nés. Les caillots de circulation ? Ca n'est pas que de la faute des cadres de banlieue qui sortent leur voiture pour épater le voisin : ce sont les travaux ! Ca n'est pas leurs dames qui font leurs courses dans Paris au lieu de les faire devant chez elles : ce sont les travaux !
Ils le disent aussi, les Parisiens de banlieue, les Parisiens d'Ile de France, qui sont 75 dans leur tête, qui s'abattent sur la ville comme un vol d'étourneaux : ce qui gène la circulation dans Paris, ce sont les travaux...!

Dans les trains et dans le métro, les Parisiens du 17 juin avaient des fils dans les oreilles, rattachées à une boite, un petit sac, un pendentif, ou à un portable en breloque. Et des gros sacs derrière le dos qui vous griffent les joues, vous arrachent les oreilles, vous rentrent dans le ventre.
Et des valises à roulettes. Qu'ils traînaient derrière eux ! Qu'ils oubliaient qu'elles les suivaient et qui coupaient au cours dans les virages. (Pas vu pas pris, selon l'adage). Qui ont rayé mes chaussures du dimanche...
Faudrait les faire immatriculer leurs bagages, pour qu'on les verbalise.
Ces Parisiens, du 17 juin, on aurait dit des provinciaux.Venus des provinces de France et du monde entier. Qui s'étaient déguisés...
Des gens comme moi : le 17 juin, j'ai joué le Parisien...!

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Noisette 18/06/2005 15:03

Les Provinciaux étouffent à Paris et les Parisiens s'ennuient en Province... moi j'aime Paris, pour quelques heures, quelques jours...
Oh :-) merci pour ton lien vers mon blog... attention, tu as déjà deux Alsaciens dans tes liens !

MimilafOlle 18/06/2005 12:56

c pas vrai..j'adOre ce blog...bravO
et encOre bravO!!!

Tipierre 18/06/2005 12:17

C'est les travaux qui genent les taxis ??? Ils doivent surement pas vouloir des JO a Paris alors, parce que la ca va encore faire de gros travaux !!!

micheline84 18/06/2005 08:18

marrant!! bien vu ! pauvres parisiens!
circulez y'a rien à voir!!!