Moi et une inculture flagrante

Publié le par aben

 Suite des "moi" n° 6 Mes perles d'inculture    

 

Cultivons notre jardin

Je vous ai déjà dit que mes parents étaient âgés quand je suis né. Mon  Papa surtout, plus âgé que ma Maman de 10 ans. Il lui avait fallu attendre que j’aie l’âge pour m’apprendre son métier. J’étais le petit dernier et le successeur désigné. 
Mes trois frères sont allés « aux écoles » moi pas. J’ai appris sur le tas. Alors mon inculture, n’en parlons pas… 
Une inculture civile, autant que religieuse ! Radical de gauche et anticlérical, mon père s’était fait sa philosophie de la vie, et sa religion sur les institutions du clergé.
Alors pour ce qui est de l’inculture, vous ne pouviez pas mieux tomber : c’est ma spécialité ! 

Bon, d’accord, j’ai lu la bible, nouveau et ancien testament, pour voir, et le Traité de Morale Générale de Le Senne, pour élargir mon choix... et un peu d’autres théoriciens de la vie et de l’au-delà :
Wilhelm Meister, qui m’a glissé dans le tuyau de l’oreille une phrase qui m’a bien rendu service : « Me développer moi-même, comme m’a fait la nature »
Le Senne lui-même, qui ne rapportait pas seulement ce que pensent les autres penseurs. De lui, j’ai retenu cette parole de sage : « La meilleurs façon de réaliser le soi est d’ordinaire de ne pas y penser ». 
Si j’en étais arrivé à cette philosophie, c'est que j'avais remarqué que tous  ces maîtres à penser ne développaient pas la même vérité. Chacun persuadé que sa vérité à lui paraaissait plus vraie que les vérités des autres… 

Pour ce qui est de la religion, j'ai vécu sans : je n'ai pas été baptisé. En privilégier une aurait été au détriment des autres. A chacun ses croyances, la mienne les respecte toutes,  je n'ai pas d'engagement.

E
nfin, pour creuser quelques sujets qui me tenaient à cœur, souvent plus "matériels" j’ai aussi lu (j’allais dire « travaillé ») quelques poignées de « Que sais-je ? » des Presses Universitaires de France.  

Jusqu’à ce que je rejoigne Candide dans son jardin. Mes récoltes nourrissent si bien le corps que mon esprit s’en cultive…

Publié dans Témoignage

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giovinetta 07/03/2006 21:44

Oui, merci, vos réponses sont bien arrivées grâce d'abord au mail.0 bientôt ici ou là, vos correspondants laissent de bien jolies traces également, oiseaux, fleurs... ça ensoleille juste quand on a besoin

mamounette 04/03/2006 18:36

La véritable culture est celle du coeur. Rien ne croît sans soin, sans amour, sans attention. Le reste est en plus. Nous nous comprenons entre les pays avec ces gestes, ces regards qui font vivre, ces échanges qui changent tout. Bon week end à toi Aben-André le doux..

aben 06/03/2006 16:58

J'aime beaucoup "aben-andré le doux". Merci.Je te souhaite à mon tour une excellente semaine, sans trop de vent

giovinetta 04/03/2006 16:37

je suis très mauvaise au trivial poursuit, si c'est cette culture-là qui compte... mais en autodidacte, on réussit parfois à se faire un vrai trésor de connaissances , intellectuelles ou concrètes. Et souvent, cela donne une culture sociale des plus agréables... ce qui transparait dans vos notes, les commentaires très vivants et vos réponses des plus naturelles.

aben 06/03/2006 16:56

J'ai cherché le moyen de vous remercier de votre visite, mais pour l'instant, je sêche. Je continue. A bientôt

rose 04/03/2006 13:52


Le printemps arrive , ont commencé a retiré les mauvaise herbes,sa vas etre plus agréable , A plus..........ROSE

aben 06/03/2006 16:53

Merci excuses mon retard, bisous

micheline84 04/03/2006 07:52

Superbe tous ces commentaires intéressants que tu as suscités ça me réconcilie avec ces questions sondage auxquelles je suis un peu allergique : A bonne question ,bonne réponse et le complément :  à sotte question sotte réponse (bof! encore des formules toutes faites.!)
j'en ajoute une autre:" la culture c'est ce qui reste quand on a tout oublié"

aben 04/03/2006 13:49

Sauf que dans mon jardin, quand j'oublie de biner, la culture en profite et se laisse courtiser : liseron, lacerons et fouirolles lui tournent autour, et elle n'y est pas indifférenteOn le voit bien tant elle s'étiole : ça ne peut être que l'amourUn très bon dimanche à vous deux