Les petites route du bord de mer

Publié le par aben

 A U T O S / M O T O S

 

 

Sœurs ennemies… ?  

 

De mon séjour en Provence, je vous rapporte aussi le récit de ce duel-défi malheureux qui se joue ici.  
 

Parce qu’en saison la circulation est difficile, qu’il y fait souvent plus beau que dans d’autres régions, parce que l’air est enivrant, les routes tortueuses, on y voit circuler plus de deux roues qu’ailleurs.  
 

Des vélos en lacets, des scooters dans les files, des motos qui remercient du pied ou pétaradent en doublant…  
 

Rien que de très naturel.  
 

Sauf, peut-être, un différentiel d’allure trompeur qu’aucun klaxon rageur ni aucun bras d’honneur ne saurait atténuer.
Bien au contraire ! 
 
 

Désolé que deux accidents dont j’ai été témoin renforcent mon propos :  
 

Le premier :

Un bouchon. 
Une file de voitures au pas. 
Une petite route à droite.
Une voiture qui s’engage timidement dans la circulation… 
Une moto qui double la file quasiment à l'arrêt. 
Qui double prudemment, à guère plus de 50km/h… 
Qui arrive juste à l’instant ou la voiture qui vient de droite débouche devant celle qui l’a laissé passer ! 
Le motard réussit à l’éviter, sa passagère a moins de chance : elle a la cheville broyée    
 

Le second : 
 

Une file de voitures au pas. 
Un terrain de camping sur la droite. 
Une voiture qui en sort. 
Qui en sort un peu vite : "tant qu’il n’y a pas de circulation dans l’autre sens, il faut en profiter…" 
Pas de circulation… ? 
Pas de circulation… visible…! 
Mais une moto qui arrive.
Qui vient vite et de loin. 
Qui n’a pas vu la manœuvre 
Que l’automobiliste ne peut pas voir à temps… 
Un choc effroyable. 
La moto projetée à la verticale, à plusieurs mètres au-dessus de la route. 
Le motard qui retombe, disloqué…  
 

Deux accidents dont j’ai été témoin. 
Pas durant ce séjour, mais sur les routes d’ici.
Loin de moi l’idée de porter un jugement de valeur sur les fautes ou les responsabilités. 
Deux ou quatre roues, quand il y a accident, il n'y a que des victimes. Morts ou vivants, amputés ou blessés, dans leur chair ou dans leur tête, responsables ou innocents : il n'y a que des victimes...!

Publié dans Au jour le jour

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François 18/01/2006 00:56

Tu as tout à fait raison, quand il y a un carnage routier, il n'y a que des victimes !J'en ai tellement marre de toute cette violence routière que je prends de moins en moins la voiture.Si seulement, à la SNCF, ils pouvaient faire des correspondances moins débiles, quand je reviens de mes randonnées, le train de la vallée entre en gare une ou deux minutes après que le train que j'aimerais prendre pour poursuivre mon voyage soit parti, le résultat est une heure d'attente pour la correspondance, ce n'est pas sympa !

aben 18/01/2006 09:32

C'est vrai que les transports en commun pour faire de la rando (comme pour faire ses courses quand on habite à la campagne) ça n'est pas toujours évident.Même pour les grands parcours, quand on est sur des transversalles, il faut être patient. De chez moi jusqu'en Provence, j'ai 800 kilomètres. Ca fait huit heures en gros en voiture. Par le train, je laisse la voiture à Troyes, je monte à Paris (ou je descend à Dijon) pour rejoindre le Paris Nice (ou Vintimille), on vient me chercher à Hyères ou à St Raphael... Ca fait dans les quatorze heures... à se traîner les bagages à bout de bras et à se geler dans les salles à attendre.L'idéal serait de se satisfaire de regarder de près ce qu'on a sous les yeux, comme tu sais nous le montrer avec tes photos...

Cléo 17/01/2006 19:37

La prudence sur la route, beaucoup l'oublient.........
Gros bisous mon ami

aben 18/01/2006 09:21

Et oui, et pas seulement les autres. Qui peut dire n'avoir jamais commis d'imprudence...

julie70 17/01/2006 17:22

Combien des fois j'entend un moto claxoner et foncer, me dire "pousse-toi!" et frôler dangeureusement ma voiture. Je me fais alors tout petit, autant que la voiture la permet. Et je connais peu des motocycliste n'ayant pas eu des accidents.
Mais, comme j'écris un peu dans mon blog journal aujourd'hui (était-ce hier), ce n'est pas qui est sur quoi qui devient dangeureux, mais l'attitude de "je te montrerai" ou "j'ai le droit de passer" etc.
PS
J'ai lu une partie de lettres de Algérie aujourd"hui, je suis ébahie par leur qualité tant en écriture que comme témoignage! de nouveau.

aben 18/01/2006 09:17

Oui, je suis comme toi. L'arrogance de certains motards me semble coupable. Qui sont-ils pour juger notre conduite : un merci du pied par-ci, un coup de klaxon par-là... trop se prennent pour Zorro.Au ski comme en mer, le rattrapant est responsable de sa manoeuvre... Comment te dire combien tes compliments pour mes lettres me touchent... Je t'embrasse

micheline84 17/01/2006 16:32

ne vas pas trop vite  !
partout il y a danger: hier dans notre petite rue rétécie par les voitures en stationnement   il en  émerge  une ,prudemment.., fauchée par un bolide qu'elle n'a guère pu voir arriver....dégats matériels..

aben 18/01/2006 09:04

Ca et les dégats dans les banlieues, ça ne peux guère faire baisser nos polices d'assurances. Enfin, tant que ça n'est que de la tôle...

Joël 17/01/2006 13:07

bonjour, j'aime bien ton article. Faisant plus de moto que de voiture et connaissant la façon de conduire d'une majorité dans ce département, je préfère ne rien dire :) le débat serait encore une fois trop long. Gérard a raison, La Londe et le littoral à deux roues, c'est très dangereux, à toutes périodes. Il pleut encore aujourd'hui. Amitié. Joël et ses parents.

aben 18/01/2006 09:02

Je ne suis pas sûr que "l'enfer soit toujours les autres". Dans ces deux accidents, je ne condamne personne, je plainds seulement les victimes. Ca y est, ici aussi il pleut. C'est froid. Je prèfèrerais qu'il gèle. Mais on ne me demande pas mon avis. Amcalement