Du plus rapide au plus traînant

On n'a jamais donné le nom de tortue à une voiture... Personne ne l'aurait jamais achetée !
L'homme est trop pressé de traverser l'espace d'éternité qu'on lui permet de vivre...
J'y passe de temps en temps pour relever le courrier et donner un peu d'air
Du plus rapide au plus traînant

On n'a jamais donné le nom de tortue à une voiture... Personne ne l'aurait jamais achetée !
L'homme est trop pressé de traverser l'espace d'éternité qu'on lui permet de vivre...
Dame dentelière

Dame Nature, la dentelière,
Nous a fait de cet arbre comme une toile,
Une dentelle de contrejour,
Fil noir brodé sur tissu rouge
...au matin les petits enfants
Une maison modeste de mon village,
Décorée par des parents de petits enfants
Qui se souviendront
Quand ils seront grands
Du Noël de leur bas âge...
Vivre plus âgés qu’autrefois nous offre de laisser des souvenirs plus anciens.
Sans regret du temps passé, ni procès de celui d’à présent.
L’atelier du Père Noël en 1919
Le poêle exhale ses odeurs de « tolémail » fumant, de poussière de bois et de tissus qui se consument en brunissant.
La boutique du Jouet Champenois sent aussi la fibre de bois d'épicéa fraîche, la cotonnade et le vernis cellulosique qui sert à tigrer le dos des chats et tacheter les oreilles des chiens.
Assises sur des chaises aux pieds raccourcis, les rembourreuses placent des mèches de frison qu’elle enfilent dans les enveloppes de tissu qui se transforment en corps, têtes et membres d’animaux.
Les cheveux cachés par un foulard pour les protéger de la poussière, elles appuient l’outil, sorte de grand tournevis à large base, sur leur ventre protégé d’un cuir fixé par une ceinture.
De part en part d’une table sous laquelle on a glissé la balle de fibre, elles sont six qui tirent le frison et l’enfilent dans les peaux.
La plus jeune n’a pas quatorze ans, l’aînée n’est pas encore mariée.
Les rembourreuses occupent le poste le plus important de l’atelier, en nombre, en dureté de la tâche, mais aussi en qualité du travail.
Modeleuses, elles sculptent, par l’intérieur de l’enveloppe, la forme définitive. Long nez, front fuyant ou face renfrognée, l’ours de 1919 est unique
Chaque rembourreuse reconnaît les siens et veut les trouver plus beaux que les autres.
Embryon sans membres, sans yeux, sans oreilles, chaque tête, chaque corps et jusqu’aux jambes, torses ou galbées, chaque pièce est une création de l’ouvrière.
Carte commerciale, année 1925
à suivre...
Absence accordée
Je me suis accordé une journée d'absence. Je partirai tôt de la maison, et rentrerai peut-être un peu tard.
J'espère quand même avoir le temps, en fin de journée, de passer vous voir...
Très bon jeudi à vous
Après la bataille...

"L'Empereur revenait lentement, laissant derrière lui brûler Moscou fumant..."
Un terroir qu'a bien connu Bonaparte, élêve tout près d'ici, à Brienne-le-Chateau et qu'a bien connu Napoléon, défait à la Rotière, tout à côté de Brienne, à la campagne de France.
Avec, au-dessus de ces arbres décharnés, de ces branches dépouillées, un de ces ciels d'automne qui rougeoient comme ceux d'un immense incendie.
Les arbres seraient des pins mélangés de chènes-liège, on dirait un tableau de Provence, peint par un incendiaire, été 2003
PS : à ceux qui mont posé des questions hier, j'ai mis les réponses en rouge sous forme de commentaires de la note précédente. Merci à tous et toutes
Dérive de banquise
De la douceur pour le Noël qui vient.
Tant qu'il reste encore quelques icebergs en place et de la glace épaisse sur la banquise, profitons du spectacle.
Et tant pis pour nos enfants si l'on continue à réchauffer trop la planète qui nous vient des anciens et qu'on doit aux suivants...
A moins que, la sagesse aidant, on en vienne à se restreindre vraiment...
Vivre plus âgés qu’autrefois nous offre de laisser des souvenirs plus anciens.
Sans regret du temps passé, ni procès de celui d’à présent.
Le magasin de jouets des années 20
Ce serait ne rien dire que de seulement faire la remarque que les Noël(s) d’autrefois étaient différents de ceux d’aujourd’hui.
Il y avait plus souvent de la neige, c’est vrai.
Un ou deux marchés seulement (de Noël)…
Moins mercantiles que certains parmi la profusion de ceux d’aujourd’hui.
Et des boutiques d’Ali Baba, pas plus grandes que des chambres à coucher.
Avec des jouets partout, jusqu’à pendre du plafond comme les jambons et les saucissons de la ferme de mon oncle, au dessus de la grande table de cuisine sur laquelle on prenait les repas !
Derrière le comptoir, une dame à chignon, déjà de l’âge d’une grand-mère de ce temps-là (qui paraissaient beaucoup plus âgée que nos jeunes mamies d’aujourd’hui mais qui, pourtant, devaient être plus jeunes puisque leurs filles avaient leurs enfants plus tôt...) vous souriait dès que le grelot de la porte avait tinté.
Il faisait bon chez Marcelle : Chaud...!
On avait à se méfier : un poêle en fonte trônait au milieu des poupées, des peluches et des camions de pompiers... et une lampe à pétrole éclairait le tableau...!
Elle connaissait ses gens et eux la connaissaient. Elle tenait le magasin depuis le départ de ses anciens et tous ses clients étaient d’ici.
C’était au temps des petits lieux de vie. Au temps où l’on ne voyageait guère, Au temps de quand les gens se parlaient, autant chez eux que dans la rue et dans les magasins…
Avant le temps des commerces d’abondance, des caddys pleins de ces jouets trop gros pour des logements trop petits, des rêves d’ailleurs qui font aller si loin du nécessaire qu’on en oublie souvent le pourquoi du voyage…
En inter(lude) de mes prochaines notes qui vous montreront encore quelques ciels d’ici, je vous propose quelques tableaux comme celui-là, qui diront à ceux qui voudront s'y arrêter, comment on fabriquait les joujoux de Noël autrefois.
"Témoigner!" : ça sert aussi à ça d'être un ancien… !
Le gros toutou du Noël bleu...

C'est vrai que pour un gros doudou, c'est un gros toutou tout doux...!
Faut juste avoir de la place dans la chambre et un bébé à gâter.
Encore que, pour jouer, la taille paraisse peut-être un peu forcée.
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Soixante-dix ans |
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