C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Lundi 1 janvier 2007

A... :  Julie, Micheline, Mamounette, Naturella, Kheyliana, Noisette, Cléomède, Sylviane, Pauline, Joël, Gérard, Marie, Yves, Rose, Marie-Louise, Gisèle, Benjamin, Julien, Fanny, Véronique, Rémy, Lumitra, Brigetoun,Tanette, Renée et Christian, Alain, Martine de Brest, Muse, Pralinette, Kri, Vitany, Potier fou, Arielle, Zhealy, Marie-Odile, Françou, François et Marie-Claire... selon l'ordre de leur arrivée ou de leur retour.
Et tout naturellement aussi : à tous ceux ou celles des passants(es) qui viendraient ici faire un tour...
Bonne et heureuse année 2007


Petit conte de Noël et bonne année prochaine 
Avant de partir à Gassin, une colonie de champignons s'était assemblée
dans notre jardin de Piney
Pour préparer Noël avec ses enfants.
"Noël blanc" qu'ils disaient, tant ils en avaient assez qu'en les prenne pour
le village des Schtroumpf !
Autour d'eux, qui leur ont fait la fête, des feuilles étrangères qu'ils disaient "de couleurs".
(Comme l'homme blanc le dit du noir... et pas du jaune, cherchez l'erreur.)
Les feuilles bleues venues de Belgique représentaient Peyo,
Les quatre cardinaux sont arrivés des quatre coins de la terre
pourtant ronde en feuilles cardinales
Et la lune a éclairé le tableau de sa lumière d'hiver, blafarde.
On est partis sur la pointe des pieds pour ne pas les déranger.
On a fêté Noël tous les deux
A regarder le sapin et à penser à vous.
Il nous reste encore deux jours d'ici au 31, on va en profiter !
Et déjà, on pense encore à vous 
A votre année prochaine, qu'on vous souhaite heureuse en amitié, en famille et en santé.
Quant aux biens matériels, on vous les souhaite aussi... mais déjà la santé.
La vôtre et celle de ceux que vous aimez
On vous embrasse

                                                                                         Michelle et Dédé
 

 

 

 

 

par aben publié dans : Actualité
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Vendredi 29 décembre 2006

Entre poire et fromage
Entre chien et loup
Entre mets délicats
Entre fêtes refaites
Et leurs deux lendemains
Entre Noêl et jour de l'an
Il nous reste deux jours
Pour vivre pleinement
La fin de l'an...
Profitons-en !

par aben publié dans : Au jour le jour
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Mardi 26 décembre 2006

Kafkaien !

 

Bon, ben ça y est, me voilà à nouveau éjecté de l’accès au Net… Si quelqu’un peut m’aider, je résume :

 

En Champagne, dans mon village de naissance, j’ai l’ADSL par Cegetel. OK, rien à dire, ça marche !

 

Ici, dans notre pied à terre de Provence, j’ai Cegetel aussi, mais en bas débit. J’ai voulu qu’ils m’installent l’ADSL, ça n’a pas été possible. J’ai donc souscrit chez AOL, qui m’a déjà prélevé les règlements des mois d’octobre, novembre et décembre… Sans que j’ais encore pu tester réellement le service puisque je n’étais pas là.

 

Sitôt arrivé, j’ai procédé à l’installation, qui s’est déroulée normalement. Tout a marché correctement… les premiers jours.

 

Et progressivement le débit s’est ralenti, jusqu’à ce que plus rien ne passe.

 

Pire, chaque fois que je réessaie, je ne plus fermer l’ordinateur qu’en appuyant sur le bouton… Et quand je rallume, j’ai une fenêtre qui m’invite à opérer une « restauration à une date antérieure ». Ce que je fais, mais qui ne résout pas du tout le problème de non fonctionnement de mon ADSL/AOL.

 

La hotline ? Après le temps nécessaire à s’identifier, une voix suave nous annonce que « pour éviter une longue attente mieux vaut qu’on rappelle plus tard »… et la communication se coupe.

 

A quelque heure que ce soit, je ne réussis qu’à écouter ce disque…

 

Les communications vont m’être facturées 0.34 euros la minute, l’abonnement 19.90 par mois…

 

Quelqu’un aurait-il une idée… ?
Vous pouvez me conseiller ou me consoler en coms sous cet appel au secours, j'ai quand même le bas débit pour venir vous lire ici. Par contre, pour aller chez vous, ce serait beaucoup trop lent....
Merci et à tout bientôt : j'ai des articles d'avance qui sont programmés...

par aben publié dans : Poésie
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Lundi 25 décembre 2006

Page de garde du livre de Geneviève et Gérard Picot,
"L'ours dans tous ses états",
paru aux Editions du Chêne en octobre 1987


L'écoute bienveillante du nounours des années 1930-1935.
Peluche tissée mohair ras, gueule et truffe brodée coton à tricoter, cabochon d'articulations métal, yeux en verre...
En ce matin de Noël, je souhaite à tous les enfants qui s'éveillent d'avoir le même amour dans les yeux, et un même confident pour leurs joies ou leurs peines... Que Noël ne soit pas qu'une fuite en avant...

par aben publié dans : Témoignage
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Dimanche 24 décembre 2006

Réveillons... les souvenirs
J'avais mis en ligne un article sur l'atelier de mes parents, le samedi 29 Octobre dernier. Je le remets ici pour notre petite Japonaise Rémoise, Zhealy.  Il fait un peu doublon avec des propos tenus dans certaines des quatre notes précédentes mais en même temps les complète.
Rose est venue m'y mettre un commentaire dimanche dernier, (sur une note vieille de près de 2 mois...) ça m'a donné l'idée de la remettre pour mes nouveaux amis(es) .
Bonne lecture à ceux qui ne l'ont pas encore lu et que les autres me pardonnent  cette "réédition"... à compte d'auteur !

   Bon réveillon de ce soir à tous...

Les poupées de mon Père

Artisanat d'autrefois



Je suis né fils d'artisans, chez mes parents.
Pas dans la boutique, dans une chambre de la petite maison de style "entre deux guerres" que mon père avait fait construire, dans un grand jardin, avant d'épouser ma mère. C'est la sage-femme qui a prévenu ma maman que j'étais un garçon. Où qui lui a montré.
Ma mère était couchée, mon père était parti.
Pas pour de bon, seulement parti pour travailler...!
Enfin... vu l'heure que l'on m'a rapportée, il devait surtout "ne pas être rentré".

Qui donc avait bien pu prévenir l'accoucheuse...?
J'avais deux frères, de dix ans mes aînés et un de dix huit mois. J'arrivais quatrième... Pas mal, quand on est si petit...!

Artisan donc qu'il était, mon père. Il fabriquait des poupées. Des ours rouges et des chiens tachetés, en tissus bourré...
et des esquimaux à bonnets pointus...
des poupées chiffon avec des masques en carton... 
des poupées de salon aux grands yeux très bleus, peints sur des faces en tissu, moulées au fer, à chaud, comme les chapeaux...
...et des poupées à tête en porcelaine, mains et pieds cousus au bout de leurs membres de tarlatane gonflés de paille d'acacias défibrés...

Jusqu'à tant que j'ai été petit, ma mère m'a emmené à l'atelier en voiture d'enfant. Elle devait mettre mon biberon sous la literie pour qu'il garde de la chaleur.
Tout en travaillant, l'un ou l'autre, souvent mon père, posait un pied sur une des roues de mon attelage et me berçait, pour me faire taire. Des fois aussi, c'était une ouvrière qui se penchait vers moi comme une fée sur un berceau, et me faisait un "guili-guili" dans un sourire.

Ca sentait bon dans l'atelier. La fibre de bois fraîche, la cotonnade de molleton découpé, le vernis cellulosique que l'on projetait au pistolet pour tigrer le dos des chats et tacheter les oreilles des chiens...
En hiver, les odeurs de "tolémail" fumant, de poussière de bois et de tissu qui se consumaient en brunissant sur le long tuyau du poêle, s'ajoutaient aux autres senteurs.

De tout petit j'ai vécu dans la boutique du père.
Lui, souvent à la scie, à découper les matelas de tissus : vingt quatre épaisseurs en accordéon, celle du dessus tracée des contours de ses patrons.
Toujours en vareuse, un cache-col fait maison pour protéger sa gorge fragile, un grand tablier comme ceux des jardiniers, avec, dans la poche kangourou, une ou deux craie tailleur, un crayon gras, un canif pour tailler ces marqueurs, une paire de grands ciseaux et aussi un paquet de tabac gris. Plus le cahier de feuilles à le rouler : un Riz-la-croix, rougge orangé, qui ne le quittait pas.

Tout en entraînant le tracé de son matelas jusqu'au rubuan de la scie, il surveillait son monde par dessus ses lunettes à demi-verres.
Ca parlait beaucoup dans la boutique. Ca chantait aussi. Ca plaisantait, colportait les potins du village...
 Mon père laissait faire et laissait dire, jusqu'à ce qu'un silence trop long l'amène à réveiller son monde, où qu'une trop grande véhémence des propos en vienne à désordonner la gestuelle enseignée.

A l'age de l'école et jusqu'à mes quatorze ans, j'y suis venu prendre mon "quatre heures". Après mon certificat (de fin d'études primaires) j'y suis entré apprenti, comme d'autres de mon age. Des filles surtout, qui rembourraient les jouets, fixaient les oreilles et les yeux des animaux, habillaient les poupées... Des filles qu'il m'arrivait de fixer des yeux comme si elles étaient poupées...

-  Tu rêves...?
Mon père m'apprenait la rigueur d'un métier

par aben publié dans : Témoignage
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Samedi 23 décembre 2006

Vivre plus âgés qu’autrefois nous offre de laisser des souvenirs plus anciens.
Sans regret du temps passé, ni procès de celui d’à présent  

 

Les ouvrières à domicile

 En plus de la douzaine d’ouvrières et d’ouvriers d’atelier, des « domiciles » assemblent les peaux. Chaque soir, entre 18 et 19 heures, elles défilent  et animent la boutique des tout derniers potins. 
Plus âgées qu’à l’atelier, vêtues de noir et de gris, un tablier protégeant la blouse qui protège la robe, les piqueuses rapportent dans un sac de jute le travail de la journée et reprennent celui du lendemain. 
On y fabrique aussi des petits chats assis en molleton blanc, tacheté de noir ou de rouge. Suspendus par un fil élastique, munis d’un grelot et de trois pompons, rouge et bleu, ils sont rembourrés de sciure de bois blanc par d’autres domiciles. La charge étant plus conséquente, elles rapportent leur ouvrage dans des brouettes brinquebalante, leur roue cerclée de fer crissant dans les cailloux des rues sans asphalte. 
                    Du patron aux enfants du personnel, la "famille" de la boutique vers la fin des années 20, sans les domiciles

La boutique est ouverte de 8 à 12 heures et de 13 h 30 à 19 heures, du lundi matin au samedi soir. 
Une heure avant la fermeture, elle devient une ruche dans laquelle entrent et sortent la douzaine de domiciles qui l’encombrent de leurs sacs et de leurs corbeilles d'osier tressé.
Le patron marque sur leurs carnets d’écoliers le travail rendu et celui donné et fait à la cantonade les remarques sur la qualité. 
Les compliments sont rares, l’absence de critiques en tient lieu.

 

 

 

par aben publié dans : Témoignage
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Vendredi 22 décembre 2006

Le barbecue d'été veille sur le bois d'hiver

Qu'on l'appelle parc ou verger, le terrain sur lequel on a construit notre maison est la terre d'une très ancienne ferme. J'y ai planté des arbres, d'autres sont restés veillir, qui finissent par mourir.
Ici, c'est un "populus quelque chose" qui date des années de notre mariage. Ca pousse vite ces arbres-là...!
J'ai du l'abattre, il gènait trop les autres.
Et l'enstérer pour le laisser sècher en extérieur. Il lui faudra deux ans pour visiter l'intérieur de notre cheminée...
Au premier plan, de profil, le barbecue d'été.
Au fond, une maison voisine, en pan de bois-torchis à l'ancienne.

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Jeudi 21 décembre 2006

L'embrasement des peupliers

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Mercredi 20 décembre 2006

 

Vivre plus âgés qu’autrefois nous offre de laisser des souvenirs plus anciens.  

Sans regret du temps passé, ni procès de celui d’à présent  

Le personnel et son patron  

A une autre table, deux femmes plus âgées placent les oreilles et les yeux de boutons de bottines, en une seule aiguillée. Elles brodent également les truffes, gueules et griffes en coton noir, sauf pour les chats qui seront brodés de rose. 

Ce sont elles qui confèrent à l’ours son expression finale : étonné, sympathique, souriant ou agressif, la position des oreilles et le dessin de la bouche définiront son caractère ou son humeur. 

Plus loin, un homme, en tablier de tonnelier, un cuir à la main droite, fixe les bras et les jambes.  

Equipés de deux pinces, l’une coupante et l’autre ronde, il boucle du fil d’acier dans lequel il enfile un bouton et qui traverse le bras, le corps, puis l’autre bras, avant de positionner le deuxième bouton et de faire la deuxième boucle…  

Assis à un établi, un autre adapte les chariots sur les jouets roulants. Un trou dans chaque patte pour passer le croisillon métallique, un tube pour maintenir la patte écartée de la roue, puis un cabochon Daudé qu’il écrase sous une presse à main Gobin. Les roulettes sont en bois tourné découpé en rondelles. Teintées de rouge à la fushine, elles ont été cirées au tonneau dans lequel, mêlées à de la paraffine, elles ont été inlassablement brassées.  

Au fond de l’atelier, le patron trace, matelasse et découpe les tissus sur une scie à ruban qu’il actionne avec son pied : l’électricité n’est pas encore installée, la guerre vient tout juste de se terminer.  

Protégé par un tablier bleu à grande poche qui contient ses ciseaux, crayons et craies tailleur, coiffé d’une casquette qu’il ne quitte jamais, une écharpe « cache-col » coincée sous la vareuse, il suit son trait en fixant la lame tout en surveillant sa boutique par-dessus ses lunettes à demi verres, sans un mot inutile, exhortant seulement les plus lentes et calmant les  plus volubiles.  

On parle beaucoup dans l’atelier. Ou plutôt on « bavarde ». Les potins du village, la cuisine, le ménage, les poules et les lapins, alimentent les conversations.  

Le patron surveille le niveau sonore, il sait que quand tout est trop calme, son monde rêve et produit moins. Lorsque le niveau monte, la passion exprimée avec véhémence fait aussi baisser le rendement.  

Le sujet des conversations lui-même est important. La maladie, la mort, la tristesse découragent, alors que la fête et la joie tonifient.  

Il prétend que la femme qui parle travaille autant, alors que la cadence de l’homme en souffre. Moins intuitif ou spontané, il fait des efforts de réflexion qui ralentissent son débit de mots et de produits. 


                  Médaille de bronze du Concours Lépine, accordée à Emile Thiennot en 1920 pour ses "jouets en tissus bourrés.

par aben publié dans : Témoignage
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Mardi 19 décembre 2006
Et nous voilà repartis...
Ce matin, départ de la maison de Champagne vers 8 heures. On devrait arriver à celle de Provence en fin d'après-midi, entre 17 et 18 heures.
J'ai fait mettre, là-bas aussi, l'Adsl. J'ai trop été géné à chacun de nos séjours.
En principe, ça devrait marcher quand j'arriverai, mais je ne l'ouvrirai que demain : ce soir, avec mon épouse, on aura à faire un peu de ménage. La maison est restée sans nous pendant près de deux mois.

Noël est prévu en tête à tête, tous les deux.
Pour Saint-Sylvestre et le jour de l'an, on devrait être avec des amis, chez eux ou à la maison, ou le soir chez les uns et le lendemain chez les autres.

Très bonne journée à vous, et à demain.
par aben publié dans : Au jour le jour
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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

 Ma biblio perso
extraits sur demande par mail
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