C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Mercredi 31 janvier 2007

REPONSE A LA QUESTION DE RENE ET CHRISTIAN 
(commentaire n° 10 de mon article d'avant hier
"Médias essentiels"
qui peut éclairer certains autres de mes liens amis.

L'article que je rapporte dans ma note d'avant-hier, est paru sur le Nouvel Observateur n°2160, du 30 mars de l'année dernière. (puisqu'il est paru après les pièces jaunes de l'an dernier).
Ainsi, je cite donc mes sources, et je donne le nom du conseiller municipal qui l'a fait paraître.
Chacun peut donc lui demander personnellement confirmation de ces propos.
Il suffit de lui écrire à l'adresse suivante, en priant pour qu'il réponde :

Monsieur Marcel MAGNON,
Conseiller Municipal
Mairie de Montélimar
BP 279
26216  MONTELIMAR CEDEX

Je suppose qu'en lui adressant copie de ma note et un petit mot il tiendra à vous confirmar son propos.
Vous avez aussi une autre façon de le joindre : par le site internet de la ville. C'est ce que je viens de faire pour avoir l'adresse courrier. En passant, je me suis assuré que Monsieur MAGNON est bien toujours conseiller municipal : il l'est, dans la liste des conseillers d'oppositiion.

Ceci dit, je confirme que je rapporte des faits, laissant à chacun de porter le jugement qu'il ressent...

Merci à tous et à tout à l'heure pour un peu plus de poésie...

copié collé du Commentaire n° 16 posté par: aben(site web) le 30/01/2007 - 16:36:54
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Lundi 29 janvier 2007

Dans les coulisses duTGV pièces jaunes

Les opérations caritatives aussi ont besoin d'audience pour atteindre leurs fins. Qui aurait l'idée spontanée d'aider à la recherche contre les maladies orphelines, le fléau du sida, la pauvreté extrême... sans les médias.
En cela, on peut les remercier, et remercier les personnes connues qui donnent de leur temps pourtant souvent compté.
N'empêche, cette publicité sans quoi rien ne pourrait se faire à un coût.
Un coût que Marcel Magnon, conseiller municipal d'opposition de la ville de Montélimar, n'a pas voulu cautionné l'an dernier. Après le passage du train des pièces jaunes dans sa ville, il a tenu a faire paraître son désaveu dans la presse.

"Bernadette Chirac est venue à Montélimar récolter 200 kilos de pièces jaunes (environ 10 000 euros). J'ai interrogé Monsieur le Maire (UMP) pour savoir combien l'opération avait couté aux contribuables.
"Sans compter le prix de l'affrètement du TGV spécial, du détournement de plusieurs trains sur l'Ardèche, le coût du personnel des services techniques et de la police municipale, la ville a déboursé 80 000 euros. Plus choquant (sic) les chambres et repas, dans un des meilleurs hotels-restaurants de la région des 130 personnes de l'aréopage, ont été réglés avec un chèque de l'association Opération Pièces Jaunes. (...)

On ne nous montre souvent que l'avant de la scène, aujourd'hui je gratte le décor
Sans avoir à juger des positions de chacun.
Juste que je me dis qu'on peut relativiser.
Rien ne saurait se faire sans coût, mais aussi : d'autres causes moins nobles sont d'un prix supérieur.
La contribution d'une ville pour être étape du Tour de France, par exemple, est plus élevée, pour une cause dont on ne peut pas dire qu'elle soit aussi noble.
L'exemple de courage des Bidot, Archambault, Magne, Guérin, (dans le désordre), était à suivre par les jeunes de leur temps.
A en juger par le comportement des vainqueurs de l'an dernier, pour ne parler que du second et du premier, il ne me semble pas que ceux qui dominent l'épreuve aujourd'hui méritent autant qu'on les mette en avant.

Enfin, c'est juste ce que je crois...

par aben publié dans : Actualité
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Samedi 27 janvier 2007

Bon, ben aujourd'hui, j'ai du boulot...
Lumi et Marie de Caen m'ont signalé avant-hier que mon lien de bas de com était cassé.
Bon !
J'ai jeté ma bouteille à la mer pour appeler du secours, mais personne n'a trouvé le message. Trop froid pour traîner sur une plage, probablement.
Bon !
Je me suis pris par la main, et avec l'autre, j'ai cherché... Et comme la femme de ménage qui avait laissé tomber du pétrole d'éclairage dans une éprouvette a permis à Pasteur de signer un vaccin contre la rage, j'ai trouvé ! 
Bon ! 
A ce moment là de mes recherches, comme Archimède découvrant son robilleau émergeant de l'eau de son bain, j'ai crié : "Euréka", puisque j'avais trouvé. :
En écho, j'ai entendu : "Qu'est-ce que tu dis... ?"
Dans le feu de l'action, j'avais oublié que comme Jeff, j'étais pas tout seul.

Sans perdre plus de temps, je me suis dis, mais en dedans pour ne pas déranger : "Tout ça c'est bien beau maintenant reste à trouver les pourquoi et comment de la panne et la désamorcer avant que ça gangrène tout l'édifice..."
Et c'est ce que je vais faire de mon temps libre d'aujourd'hui.
Donc...
Si vous avez chez vous un message de moi en copié-collé, c'est que je suis en recherche de panne.
Si vous essayez de venir et que ça marche, vous me dites juste "ça marche". Je comprendrai.
Si ça ne marche pas, vous me le dites aussi (si vous le voulez bien) mais par mail : andretieno@cegetel.net
Allez, très bon week-end à vous... Moi, j'ai du travail.

PS : mon message copié-collé sera le suivant : " C'est juste un test, je repasse vous lire. Merci et bon week-end"

par aben publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 25 janvier 2007

Une promesse
Je viens de finir le Médicis de l'année, "Une Promesse", de Sorj Chalandon, publié chez Grasset.
C'est le second roman d'un "grand reporter" de Libération. Un homme de 54 ans qui a couvert des évènements moins intimistes que l'histoire qu'il nous raconte.

Les lieux
: un café et une maison aux volets clos.
Les personnages : sept acolytes complices qui vont d'un lieu à l'autre avec une petite clé pour l'un et une plus grande pour tous. On sait que l'un d'eux est professeur. Les autres, on ne sait pas. Ils semblent inactifs, desoeuvrés. On ne dit pas ce qu'il font de leurs journées...
C'est le Bosco qui tient le café. A son comptoir, ne viennent que les six autres. Qui ne boivent guère que le verre offert.
L'histoire :  Un naufrage, une lanterne, un cancer, deux morts et la promesse des six faite au Bosco...
Le fantastique côtoie le terre à terre, l'amour la culpabilité...
J'ai eu du mal à m'engager dans un début dont l'écriture m'a semblé sèche, hachée, vide d'informations qui m'auraient encouragé à continuer. 
Une écriture que l'on pourrait croire celle d'un pigiste payé au mot, qui n'aurait rien eu à dire. 
J'ai du insister pour continuer.

Comme si l'auteur avait voulu camper les personnages dans leur rusticité, sans nous les présenter, et sans leur dire le rôle qu'il allait leur attribuer.
Il m'a fallu atteindre le milieu du récit pour entrer dans l'histoire et m'y sentir à l'aise. 
Là, l'écriture s'affine jusqu'à devenir, par moment, vraiment belle. L'écriture s'affine et, en même temps, l'histoire s'affirme, se charge d'émotion.
La fin...? Je la laisse à découvrir à qui je n'aurai pas découragé... Malgré ce qu'en j'en dis, "La Promesse" me semble être à lire. D'autant que le livre contient peu de mots : 273 pages en Times New Roman 14

Pour faire court moi aussi
 : Je dirai qu'on n'est pas "Médicis" sans talent. Je ne juge pas de celui de l'auteur. Mon propos n'est pas celui d'un critique, seulement le ressenti d'un lecteur qui ne qualifierait pas ce grand prix de grand cru.
A chacun sa sensibilité...

par aben publié dans : Au jour le jour
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Mardi 23 janvier 2007

Comme l'a bien dit Voltaire...
Je devais, je voulais, j'espérais,
Aujourd'hui, 
Vous déposer un mot,
Une note,
Quelques noms,
Communs,
Quelques adjectifs, 
Un peu de verbes
Pour animer les phrases
Mais rien n'a voulu bien tourner.

Ah! pour le jardin, samedi,
Je m'y suis bien mis
Tout est replanté !
Ne reste qu'à bêcher avant la fin de l'hiver
Qu'on annonce pour demain.
Acceptons-en l'augure
Le temps à besoin de se faire.
Voilà pour le présent.

Pour ce qui est du Président
Ca y est le prochain sera  le bon.
Homme ou femme,
Dans cinq ans,
Pour peu qu'il tienne promesses,
La planète sera verte
Et les chats noirs
Seulement
Dormiront dans la rue
Tous ont salué le Saint Abbé
Tous ont souscrit au pacte de Nicolas d'Ushahya...

C'est bête de parler à sa terre.
Pourtant, penchée sur elle,
J'en arrive à me croire jardiner.
Les fleurs, la nature, les oiseaux.
Foin des mots démagos !
Comme l'a si bien dit Voltaire :
"Cultivons notre jardin..."

par aben publié dans : Actualité
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Dimanche 21 janvier 2007

 Plus petit que celui de Champagne

 Aujourd’hui, j’ai à jardiner. Je ne dis pas que je vais le faire, mais j’espère. 
Sur mon pied à terre de Provence, j’ai un petit jardin, plein sud, côté terrasse de la maison. Pas un bien grand comme autour de notre maison de Champagne : un petit, de la taille qui convient pour un pied à terre. 
Déjà côté rue, dix mètres sur dix qui font à la fois, une cour, une allée, et de quoi donner à vivre à un magnolia qui fleurit blanc, deux camélias d'infloraison rouge, trois hortensias couleur classique - qui atteignent le mètre cinquante dès qu'arrive le mois de juin - huit superbes rosiers buissons, de Madame Meilland jaune et rose à Gilbert Bécaud plus pourpre, plus une haie d’arbustes - dont les fleurs rappellent celles du jasmin et le parfum celui de la fleur d'oranger - qui nous isole du trottoir sur le devant et d’un couple de voisins charmants sur l'un des deux côtés . 

 

Depuis que l’on est arrivés, j’ai taillé, et transporté mes rameaux coupés sur le brûloir de la co-propriété. Et de la taille, j’en ai eu à faire : côté rue, mais aussi côté jardin. Pas bien grand je l'ai dit, comparé à celui de Nini, mais qui oblige quand même à du travail à faire. Couper les palmes inférieures d’un palmier déjà grand plus celles de la touffe de trois autres, tailler une haie de thuyas qui masque l’étendoir, trois althæas roses, un figuier, des lauriers fleurs et deux lauriers sauce, des romarins, des lavandes, deux rince bouteilles, un gros arum de pleine terre.., et le reste en rosiers. Qui se plaisent ici aussi bien que mon épouse. Moi aussi, mais moins, ma nature reste champenoise. 

Tout ça dans un petit jardin ? Oui, je maintiens : dix mètres de largeur, moins de vingt de profondeur…
Et encore, j'oubliais : qui n'a pas son oliver n'est pas bien intégré. On l'a donc aussi, planté petit depuis plus de vingt ans mis en forme par une taille de tous les printemps.
Tel qu’il est agencé, on le trouve harmonieux notre petit jardin, autour de son grand cyprès qui lui fait une ombre tournante comme celle de l’aiguille qui donne l’heure sur un cadran solaire. 

Tous les ans, des plants sont à remplacer.
Hier, on s’est arrêtés chez Rochietta. Une jardinerie Vilmorin, sur la route de Sainte-Maxime. Dans la région, on dit « Rochietta », ça fait plus sérieux et moins parisien que Vilmorin. 
Et j’ai donc à planter : un romarin, cinq lavandes (dont une de race qui m’est étrangère), et quatre lauriers roses, (dont un dont l'étiquette dit qu'il fleurira rouge intense…) 

J’ai aussi à finir de passer vous lire avant de mettre ma note en ligne, à faire un peu de courrier, des courses, enfin… à faire. 
Alors pour le jardin, ce sera "aujourd’hui peut-être, ou alors demain"... il a fait grand soleil hier... 

,J’ai étendu des serviettes sur le Tancarville de la terrasse le soir, à dix heures le thermomètre du pilier m’a affirmé qu’il faisait encore 18° !  

Alors pour le jardin, demain, ça dépendra aussi du temps.

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 19 janvier 2007

Hommage au dévouement des "justes"
Non, je ne suis pas dans ma période "Samaritain" et ne suis pas en crise de reconnaissance. Les choses tournent ainsi, c'est tout. L'eau, la planète, les gâchis de patrimoine, j'en entends parler, alors j'en parle. C'est important.
Hier, c'est la journée des justes que le Président Chirac a mis en avant au Panthéon.
Les "justes", ce sont les 2725 familles qui ont accueilli des Juifs pendant la guerre pour les soustraire à la folie d'Hitler, relayée par la France et sa gendarmerie d'alors jusque dans les villages.
Il se trouve que j'y ai fait allusion dans un petit livre de souvenirs de vacances que j'ai écrit pour ma cousine Janine à l'occasion de son cinquantième anniversaire de mariage.
Je vous livre le passage:

Les vacances au Prieuré, avec ma cousine Janine, c’est aussi les Allemands. Les deux arrivés à pied d’on ne savait où. Qui voulaient des chevaux. Une carriole, quelque chose pour avancer vers l’est. Ils avaient dû perdre leur armée, ou c’est eux qui s’étaient perdus.
 
        Ils étaient arrivés jusqu’au seuil de la ferme, s’étaient arrêtés devant la porte pourtant ouverte. Assis sur la marche de l’entrée, Hélène, Pierrette, Janine et moi, plus une fille accueillie par la famille, le temps que la folie se calme, leurs avaient ingénument fait barrage. La fille au physique différent de celui de mes cousines et du mien était Juive 

 

L’oncle était passé par la fenêtre de « ma » petite chambre, qui donne derrière, dès qu’il avait vu les uniformes. Pas par couardise, au contraire : pour ne pas être entraîné à les conduire, ne pas avoir à partir… Pour où… ? Pour combien de temps… ? C’est ma tante qui lui avait demandé de se cacher.  

 

Après bien des palabres, les deux Allemands fourbus avaient eu pitié de cette femme courageuse « qui avait tant d’enfants et pas de mari pour l’aider ». Ils avaient regardé la fille juive autrement que les autres, entendu Mignonne taper contre son bat-flanc, vu la casquette suspendue au porte manteau du couloir, au dessus d’une veste en coutil bleue, mais étaient repartis, en s’excusant presque, le pas traînant, le dos courbé… 

Shéhérazade - appelons-là comme ça, je n'ai pas la mémoire des noms - et mes cousines, s'étaient perdues de vue. Elles se sont retrouvées l'année dernière. A la lecture de ce passage, une larme juive est tombée sur la page.
- Ils m'on sauvé la vie. Ca parait si simple quand on lit...
C'est qu'en réalité, mon oncle, ma tante et mes trois cousines n'ont fait qu'accueillr une gamine d'une vingtaine d'année que ses parents ne pouvaient pas garder. Pour eux, ça n'était que l'hospitalité que l'on doit à quelqu'un dans le besoin.
Rien à voir avec de l'héroisme.
Juste le geste à faire contre de l'injustice.

PS : j'ai encore été en panne d'AOL, ça explique que je ne sois pas passé. Je redémarre ce matin, là où je m'étais arrété. Il me faut une bonne journée pour passer tous vous lire. J'en étais à Brigetoun, j'y retourne...

par aben publié dans : Témoignage
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Mercredi 17 janvier 2007

 Pauvreté n’est pas vice…

 Ce matin, je vous propose un nouvel extrait du cahier d’écolier auquel ma Maman a confié quelques souvenirs de son enfance heureuse, dans une famille nombreuse et aux revenus modestes.  
La vente, lot par lot, de la forêt amazonienne, par les Brésiliens, m'a fait me souvenir de ces pages de cahier qui m'ont appris la fierté d'assumer la modestie de ses moyens sans céder à la tentation de vendre son âme.  
La scène se déroule en 1906, il y a donc tout juste un siècle, plus à peine quelques mois.  

« …quand nous étions jeunes, pendant les vacances scolaires, nos parents nous mettaient chez des cultivateurs pour rendre quelques services. Nous travaillions pour notre pain, comme on disait à cette époque. 

Moi, j’allais régulièrement chez mon oncle Maurice, à Aulnay. 

Mes frères sont allés tour à tour dans un village voisin, chez Monsieur X… 

C’était un Monsieur ! Un « Monsieur à faux col » comme on disait. Il était Maire de Verricourt . 

Un jour, j’avais environ neuf ans, je me trouvais dans la boutique avec mon Papa quand nous voyons arriver Monsieur X…  

Monsieur X… venait demander à Papa… « de lui vendre Petit-Louis ». Je fus
témoin de la conversation. 

Ca se faisait encore. Rarement, mais à cette époque, ça se faisait encore. 

Il offrait un quartier de cochon, c'est-à-dire le quart d’un cochon. Petit-Louis porterait le nom de X… et serait héritier. 

Monsieur X… avait deux filles. L’une était infirme, moralement et physiquement – elle est morte à vingt ans – l’autre, qui était de mon âge, s’appelait Marguerite. Elle s’est mariée avec un fils P…,  de Pougy. 

Mais revenons à notre marché. 

On aurait le droit de le voir, de temps en temps… Enfin, certaines clauses dont je ne me souviens plus très bien. 

Mon père, assez choqué, lui a répondu qu’il était pauvre, mais pas au point de vendre ses enfants… ! 

Monsieur X… est reparti tout désillusionné ! <
 

Voilà, ça s’est passé tout début 1900, dans une famille pas bien riche pour élever tant d’enfants. 

Ma Maman était fière de son père, et moi je le suis de tous les deux : pauvreté n'est pas vice quand la dignité la compense. 
Bonne journée à tous et toutes...

par aben publié dans : Témoignage
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Lundi 15 janvier 2007

Le drame de la forêt amazonienne...

Copié collé de la note de Vincent, du 3 janvier dernier( http://africantal.blogspot.com


"... superbe réponse du Ministre Brésilien de l'Education à un étudiant Américain... Que la presse nord-amméricaine a refusé de publier.
Pendant un débat dans une Université, aux États-unis, le ministre Brésilien de l'Education Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie. 
Réponse du Ministre :

"En effet, en tant que Brésilien je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre. 
"En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix. De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. 
Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation. 
Avant l'Amazonie, j'aimerais assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau. 
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations Unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-Unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier. 
Si les États-Unis veulent internationaliser l'Amazonie à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts brésiliennes. 
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves forestières du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. 
Davantage encore que l'Amazonie. Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école, ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre. 
  « En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous ! 
 

Je vous livre le texte intégral, j’ajoute que j’y souscris tout à fait, sauf aux dernières lignes, qui me gênent quelque part. 
Comment dire que la forêt restera Brésilienne quand le Brésil la cède contre monnaie aux puissances de l’argent du monde extérieur. 
Le chercheur d’or d’autrefois, le découvreur de minerai de valeur, et même celui d’amphores, était un violeur spolieur. 
La vente par lots bon marché de la forêt par les Brésiliens eux-mêmes ne démontre guère une  volonté sincère de rester maître de son bien. 
La déforestation intensive au bénéfice de cultures plus bénéfiques, financièrement et à très court terme, est bien une cause de notre boulimie de consommation. On a pillé  le pétrole du sous-sol, on brûle aujourd’hui le poumon de la planète pour en faire du soja… n’empêche que c’est le Brésil qui vend ses terres. 
Ne dit-on pas que certains Brésiliens rêvent de  devenir  Emirs… ? 
 

Ceci dit, je ne crois guère aux vertus d’une internationalisation sous la houlette d’un pays le plus pollueur au monde… 
N’empêche, le problème reste posé, et le discours du Ministre Brésilien va dans le sens du réveil des consciences. Reste peut-être à souhaiter que pour garder son bien son pays se mette à enfin le gérer...

 

par aben publié dans : Actualité
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Samedi 13 janvier 2007
Yann Arthus-Bertrand...
...nous a à nouveau planté en face de nos responsabilités. Jeudi dernier, (pas  jeudi d'avant-hier, celui de la semaine d'avant) sur France 2 , dans son émission "Vu du ciel" :
"D'ores et déjà, 30000 personnes meurent chaque jour de "manque d'eau alimentaire".
Dès 2050,  selon l'ONU (c'est demain pour les enfants d'aujourd'hui) si rien n'inverse nos habitudes, ils seront SEPT MILLIARDS chaque année !"


Quelque part, ça devrait nous interpeller, nous faire réfléchir...
Pas seulement dénoncer des coupables, histoire de se donner bonne conscience : "Quand rien ne va plus, ça n'est jamais "QUE" de la faute des autres". Une citation d'un propos de Lino Ventura dont je ne me suis jamais lassé...

Sûr que ceux qui pompent les nappes souterraines pour cultiver des radis dans le désert, ceux qui font des rideaux d'eau pour gogos de casinos à LasVegas, et même nos Maires qui cultivent et fleurissent nos ronds points pour attirer les toutous qui tournent autour en voitures, comme des papillons autour d'un réverbère, devraient se poser des questions.
Commme nous qui admirons toutes ces fleurs gourmandes d'eau.

Encore que : "NOUS !" ? Qui sommes nous pour juger, pour jouer les chevaliers blancs ?
Fichue question ! Pour vous, je ne dis pas : quand on n'sait pas... on n'dit  pas !  .
Mais pour moi, je sais que je ne mérite guère de fleurs... Et que c'est déjà ça d'économisé en eau : pour les faire pousser, pour emplir le vase, pour le laver après...

Je me brosse les dents après les repas, je prends une douche par jour, on passe la serpillère sur les sols, on fait la vaisselle et la lessive à la machine... (qui consomme moins que si elles consommaient plus mais plus quand même que la vaisselle qui se faisait à la main...)
Je vais jusqu'à donner un coup de jet sur la terrasse, de temps en  temps.
Pas de quoi être fier, vous voyez bien...

Ah si pourtant ! J'oubliais : j'ai quand même contribué un peu au rationnement. Dans le jardin, j'ai mis des goutteurs : c'est fou ce qu'on économise....
Jusqu'à dix fois moins d'eau pour un pied de géranium !

Sauf que quand j'ai reçu la facture de Véolia, bonjour la surprise. J'avais consommé trois fois plus d'eau qu'avant ! A cause de ces goutteurs qui m'avaient permis d'épater les voisins avec mes vivaces pompeuses d'eau !

J'ai tout arrêté, c'était pas raisonable. Et re-jardiné comme autrefois. Réinstallé les variétés d'ici, qui traversent l'été, aussi sobrement que les vaisseaux du désert. Lavandes, romarin, lauriers, sauce et fleurs, iris (ceux de Van Goghe n'ont pas poussé bien loin)... Bougainvilliers (non, ici, ça gèle tous les hivers), lanthanas, camélias, hortensias... En Provence, c'est par le feuillage que les plantes se désaltèrent... Et des capteuurs  pour ça, l'hortensia d'ici en a tout autant que ceux de bords de mers d'ailleurs.
Et j'ai un jardin tout beau, avec aussi des rosiers qui donnent des fleurs de toutes les couleurs de mai jusqu'en novembre, sans demander du tout d'eau...

En fait, préserver la planète, ce serait peut-être ne lui demander de faire que ce qui est dans sa nature de faire.
Enfin... c'est juste un peu de ce que je crois.
par aben publié dans : Actualité
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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

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