C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Vendredi 27 mai 2005

Dans mon jardin de vacances, j'ai vu des papillons. Qui n'avaient que deux ailes. Celui-ci s'est posé, sur un brin de lavande. Je l'ai pris en photo et puis l'ai reposé. Il s'en est allé et s'est redéposé, sur une autre lavande. Je l'ai laissé aller et vous l'ai rapporté...

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Jeudi 26 mai 2005

Sous le soleil

La veste et le feutre de l'artiste

(Seulement)

Sont noirs.

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Dimanche 1 mai 2005

Bon ! Je veux bien réessayer de ressaisir le début de mon 3ème mini-chapître de mon Libération, mais ça commence à bien faire ! Quatre fois que quand je l'envoie dans la nature, il se perd...! Ou il se planque par timidité, ou on le happe pour l'exploiter ailleurs.  Ce qui est sûr, c'est qu'il m'échape !

C'est qu'il a de la valeur, mon troisième chapître de "Libértion". Un peu historique, un peu anecdotique, un peu deux fois de la valeur...

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Jeudi 28 avril 2005

Novembre 1956,

Soldat appelé à faire mon service militaire, j'étais en garnison à Haguenau en attedant un départ imminent pour l'Algérie. En permission pour le week-end dans mon village, j'étais allé au bal dans notre nouvelle salle des fêtes. Je n'ai jamais été fana. de danses ni de dancing, mais j'y rencontrais mes amis. De moins en moins de filles de mon âge disponibles, elles se fiançaient et même se mariaient en notre absence, et guère de copains de mon contingent, la plupart étaient en service de pacification en Algérie.

Mais des plus âgés parmi lesquels ce fils de cultivateur communiste, qui allait devenir le candidat en titre du parti aux élections cantonales.

Roger Vadim venait de sortir "Et Dieu créa la femme" avec Brigitte Bardot, Kurt Jurgen et Jean-Louis Trintignant : un scandale...!

A Budapest, les blindés Soviètiques venaient d'écraser la révolte des Hongrois. Le 23 octobre, ils avaient (les Hongrois) déboulonné et abattu la statue de Staline... Le 7 novembre, les Parisiens ont manifesté leur anticummunisme pour protester contre l'invasion de la Hongrie. Le 16, Tito lui-même s'est dit "indigné"...

Mon copain communiste qui lisait l'Humanité, avait fait chorus pour dénoncer l'impérialisme dont la France faisait preuve en Algérie.

Ce jour-là, nous n'avons guère parlé du sens de l'Histoire. A quelle combat  l'avait-t-on fait croire ? Quel honneur me faisait-on défendre ?  Contre qui aurions nous pu nous battre ? 

Aurions nous "dûs" nous battre...

Involontairement, Marchais avait fait un lapsus, beaucoup plus tard, en prononçant son célèbre : "C'est un scandale..." En 1956, j'avais 21 ans, le scandale n'était pas venu de Vadim. Mais des hommes qui faisaient tuer des hommes pour garder des territoires qui n'étaient pas les leurs...

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Mardi 26 avril 2005

suite...

Un peu avant midi, on nous a fait descendre les cinq marches pour essayer les lieux. Les enfants d'abord, puis les femmes, les trois hommes restant le plus près de la sortie. Un rayonnage sommaire, adossé à la paroi du fond, serait garni de quelques vivres et préserverait quelques objets de valeur. Un peu d'argent, quelques bijoux, peut-être. Les femmes décideraient : elles se partageraient les quatre planches. Cela paraissait devoir aller. Si nécessaire, on pourrait même se croiser en se faisant petit, collés contre la terre. Il n'a pas beaucoup plu cet été. Pas du tout durant ce mois. Il fait beau, chaud, sans avoir à craindre d'orage.

Les madriers placés sur la tranchée ont reçu leurs balles de paille. On les a recouvertes de la terre du trou. Une dernière reste libre, à attendre à l'entrée. Elle servira, quand le dernier sera descendu (s'il y a lieu de descendre...) à fermer l'ouverture derrière lui.

- Si on n'a pas à s'en servir, après la guerre on pourra toujours y mettre du vin au frais ... a lancé mon oncle à son voisin. Une boutade pudique pour dire leur satisfaction de l'ouvrage et évacuer leur crainte.

C'est au quatrième jour que deux camions, arrivent par la route de Lesmont. On les entend sans encore les voir, masqués par les peupliers du champ à Martin. On ne peut pas encore dire s'ils sont militaires, mais deux camions à la fois, en cette période de guerre...

Mirette, la chienne bâtarde qui vit à la maison, oreilles dressées, tête penchée, confirme l'alarme d'un grognement prolongé... et on les voit, qui tournent à droite à la patte d'oie du calvaire Ils prennent sur Lassicourt. Ric garde l'entrée de la cour. Attaché à une chaîne accroché à un pieu fiché en terre, il va et vient et s'étrangle en aboyant. Sa course en va et vient creuse un sillon en arc de cercle dont le pieu est le centre.

Il s'agit bien de camions militaires. On voit sur chacun une grosse mitrailleuse en tourelle. Amis ? Ennemis ? Les chiens ne feraient pas de différence. L'intrus est l'intrus. Ils s'arrêtent derrière la grange, sur le bas côté opposé. S'abritent sous les grands saules qui bordent le parc à vaches derrière les barbelés. Coupent leurs moteurs et attendent.

 

interruption, je reprendrai...

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Lundi 25 avril 2005

En vacances scolaires chez mon oncle, fermier au lieudit "le Prieuré", dans le département de l'Aube, les premiers Ricains sont passés avant hier. Chaque année, je passe mes vacances, de mi-juillet à fin septembre chez mon oncle et ma tante et leurs trois filles, dont la benjamine est de mon âge.

Le lieudit est à vol d'oiseau de Lesmont, à distance d'escargot de Chalette. A plus de trente kilomètres de la ville. Sans chemin de fer et sans route nationale. Sans usine stratégique et sans relief de résistance. Mes parents m'y savent en sécurité en ces années de guerre.

A la ferme, entre la bergerie et le poulailler une petite porte ouvre sur la face nord. Un troupeau peut y passer, une vache suivant l'autre. Elle donne sur les champs et sur la ferme des voisins. Au lieu dit le Prieuré, il n'y a que ces deux fermes. Pas de chemin marqué par des passages fréquents. Pas de terre culitivées. Quelques ares d'herbes folles, fauchées deux fois par an pour éviter le risque d'incendie. Les premiers bâtîments de la ferme jumelle et les premiers champs en culture sont à moins de  cinquante mètres. Mon oncle y passe quelquefois, à la rencontre de son voisin, quand il y a nécessité.

Aujourd'hui, ça lui a semblé être le cas.

Sur Radio-Luxembourg brouillé, on suit l'avancée des alliés. Débarqués en Normandie, ils ont remonté la Seine et libéré Paris. Sûr qu'il vont courser les Teutons jusqu'au-delà des frontières. Après les égarées d'avant-hier, toutes les armées de libération vont déferler. Il en passera par le village, les troupes des uns poussant celles des autres. Il y aura des mitrailles: amies ou ennemies, elles seront dangereuses.

Certains ont déjà creusé des abris.

- On y pense aussi...

- On pourrait en creuser un ensemble. Un grand, profond, bien protégé, dans lequel tout le monde tiendrait à l'aise...?

- Une tranchée pour tout le monde ? Faudrait qu'elle soit grande...!

- Sept chez vous et six chez nous (vous n'êtes pas superstitieux ?)  Je pense qu'il faudrait six à sept mètres de long, sur pas trop large, pour pouvoir les recouvrir avec des balles de pailles...

Dès sortis du repas de midi, ils se mettent à creuser. Dans le parc du voisin : trois grands arbres masqueront l'ouvrage à la vue des avions. Les deux hommes, aidés de la fille aînée du voisin et de son mari réformé, la finissent le lendemain dans la matinée. De la profondeur qui permettra à l'homme le plus grand - mon oncle - quand le dessus sera couvert, de ne courber que légèrement la tête.

Aujourd'hui, on nous a fait descendre les cinq marches pour essayer les lieux. Les enfants en premier, puis les femmes. Les trois hommes fermant la marche, qui bloqueraient la sortie. Un rayonnage sommaire, adossé à la paroi du fond, recevrait quelques vivres et objets de valeur. Un peu d'argent, quelques bijoux peut-être, de pacotille. On laisserait les femmes décider. Elles se partageraient les quatre planchettes. Cela paraissait devoir aller. On pourrait même se croiser s'il le fallait. En se faisant petit, collés contre la terre. Il n'a pas plu beaucoup cet été. Pas du tout durant le mois. Il fait chaud, sans risque d'orage.

 

Les madriers placés sur la tranchée ont reçu leurs balles de paille. On les a recouvertes de la terre du trou. Une dernière reste libre près de l'entrée, à disposition pour fermer l'ouvrage derrière le dernier homme à descendre: "Si ce qu'on a fait n'a pas à servir d'abri, on pourra y mettre du vin au frais après la guerre !" fanfaronne mon oncle pour dire avec pudeur sa satisfaction du travail bien fait et pour désamorcer l'angoisse qui pourrait poindre et que personne ne doit montrer.

 

Après quatre jours de moisson à attendre, deux camions arrivent de la route de Lesmont. On les entend sans les voir, masqués par les peupliers du champ de Martin. On ne sait pas s'ils sont "militaires" : le bruit de leurs moteurs n'est pas familier et cela fait longtemps que l'on a pas vu deux camions civils rouler en même temps.

C'est Mirette, la chienne qui a le droit de vivre dans la maison, qui confirme l'alarme. Tête penchée, oreilles dressées, elle émet un son inhabituel. Un grognement rauque et prolongé. Et on les voit paraître, qui tournent à droite à la patte d'oie du calvaire. Ils prennent sur Lassicourt. Dehors, Ric à en charge de garder l'entrée de la cour. Il malmène sa chaîne accroché à un pieu planté profond en terre. Creuse un arc de cercle dont le pieu est le centre. S'égosille et s'étrangle dans la poussière soulevée par les griffes de ses pattes qui labourent le sol sec et pierreux. 

Armés chacun d'une mitrailleuse lourde de tourelle, ce sont bien des camions militaires. Amis ? Ennemis ? Les chiens ne feraient pas la différence : l'intrus est intrus...! Ils s'arrêtent derrière la grange, sur le bas côté opposé, s'abritent sous les grands saules qui bordent le parc à vaches d'en face, derrière les barbelés. Coupent les moteurs.

C'est l'heure de la sieste de chaleur, qu'on impose aux enfants pour qu'ils se tiennent à l'ombre. Qui repose les hommes et surtout les chevaux : ils sont sensibles à la transpiration.

Malgré les protestations de ma tante, mon oncle sort de la maison. On entend un avion. Un soldat allemand marque un temps d'arrêt à l'entrée de la cour. S'écarte à temps de Ric, se réfugie dans l'atelier. D'autres arrivent en courant, frôlent la gueule du chien en le contournant

 à suivre...

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Samedi 16 avril 2005

Avec mes lettres de soldats, j'ai sorti un bouquin de 280 pages.

Il dit comment on formait les appelés en France avant de les envoyer "maintenir l'ordre" en Algérie et comment l'armée de métier traitait le civil en burnou...

Je ne suis pas "ancien combattant", tout juste témoin d'un temps... que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître !

Si cela interesse quelqu'un de savoir, un ex de se souvenir ou un plus jeune d'apprendre, je répondrai volontier à leurs questions sur mon blog. Je peux aussi lui adresser, par mail ou courrier, un extrait de mon livre.

L'Histoire devrait-elle n'être racontée que par les journalistes et autentifiée que par les historiens ? Elle se détermine en rapports de force de pouvoirs politiques mais se dessine sur le terrain...

 

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Vendredi 15 avril 2005

 

 Je suis né dans ma ville

Dans ma ville

Le boucher voisine la boulangère

L'épicier la mercière

En allant à l'école

Les petits saluent les grands

Qui vont à leur travail

Les soirs d'été

Sur le pas de leur porte

Ils sortent le banc de bois

Font la conversation

Souris venues des champs

Devenus rats des ville

Mes voisins sont

Et restent villageois

 

Ma ville aux cent villages

A son coin de Bretagne

Et celui de Morvan

On y sait le Ch'timi

Les langues venues de l'Est

Et celles du Midi

L'Anglais et le Teutopn

Le Yissish et l'Arabe

 

Dans ma ville

Cent chapelles enserrent une Cathédrale

 

Né dans ma ville

Mon nom pourtant n'est pas d'ici

Il dit mes origines

 

Certiain Dupont

Dubois Duval

Dont le nom ne dit pas

Quel pont quel bois quel val

Abrita les ébats

De ses lointains parents

Qui est arrivé là

Bien plus âgé que moi

Me traite d'étranger

Je suis né dans ma ville

 

 

 

par DD publié dans : Poésie
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Dimanche 13 mars 2005

 Toute la journée, on s'est traînés derrière les voitures qui étaient devant nous tout en restant devant celles qui ne nous doublaient pas. Il y avait des C4 et des plus petites et aussi des camionnettes bâchées. Des vieilles voitures et des belles. Toutes à la queue leue leue (je l'écris comme ça ! ) Au plus haut du soleil dans le ciel, des avions ont grondé plus fort que le bruit des moteurs de voitures. Alors le convoi s'est arrété. C'étaient des avions américains, des gros, des bombardiers parassait-il. Des alliés... Mais d'aussi haut, les parents ont dit qu'ils pouvaient croire que l'on était un convoi allemand. Alors quand ils ont piqué sur nous, une fois, puis une autre, on a pas attendu la troisième. Tout les voyageurs d'exode ont sauté des voitures pour se jeter à plat ventre dans les fossés.

Comme si nous, les gosses, on allait pas assez vite, notre père nous à pris tous les deux sous chacun de ses bras et nous a laché dans l'herbe du talus. Enfin, dans l'herbe, c'est ce qu'il avait cru. On avait atterri direct dans une touffe d'orties ! Si bien qu'on n'a pas entendu tout le bruit du bombardement tellement on avait pleuré fort.

Parcequ'ils avaient bien bombardé, les avions amis. Mais par sur nous. Sur un autre convoi. Allemand celui-là. Qu'on ne se doutait pas qu'il était si près. Sur une route parallèle, en contrebas de la nôtre. On ne le voyait pas, mais des exodants bien informés qui le savait nous l'avaient dit. Il descendait vers le sud, comme nous, mais plus vite, puisqu'il nous avait rattrapé !

Ca avait duré près d'une demi-heure à chercher à échaper aux orties. Même si on savait qu'ils ne tuaient que les Allemands, les avions américains, les convoyeurs disaient de rester prudents. Des fois que si on bougeait un amis moins voyant que les autres nous prenne pour des ennemis déguisés.

Avant de réebranler le convoi, tout le monde avait ressorti le pain dur et les conserves et les parents avaient supputé avec ceux de la voiture qui nous suivait depuis loin. On avait laissé passé deux voitures à deux roues grandes en bois cerclées de fer et tirées par des chevaux.

à suivre

 Soit dit ici, je n'invente rien et n'écris pas d'histoires. Je dis seulement ce dont je  me souviens d'avoir vécu à cinq ans et quatre mois. Je m'en souviens comme ça...
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Vendredi 11 mars 2005

C'est parti ! J'ai mis un peu de couleur, j'ai corrigé certaines erreurs dans les articles "Exode2" et "Exode3", j'attaque "Exode4" !

(J'ai aussi corrigé "Ma déclaration", la chute tombait mal !)

J'en étais à vous dire que mon frère avait les fesses à l'air et que la C4 gènait la progression du convoi d'exodants. Et que notre père avait demandé à notre mère de demander à mon frère de pousser plus fort et aussi plus vite. Alors il avait poussé... et les parents aussi. Ils avaient poussé la C4 sur le bord de la route ! Pour que les autres arrêtent de les disputer et aussi pour ne pas avoir à remettre le moteur en route tandis qu'il profitait de la pause pour se refroidir.

C'était la fin de la journée, qui avait été belle. On est repartis et notre père a cherché où nous arrêter pour passer la nuit. Et il a trouvé. On est entrés dans une cour de ferme qui était pleine de voitures d'exilants. Il a dit qu'une de plus ou de moins, ça ne ferait pas grand différence et ça n'en a pas fait du tout.

Au milieu de la cour, le tas de fumier. D'un côté, des écuries. D'un autre, encore des écuries - ou des étables ou autre chose, mais pour des animaux. Sur le troisième, la maison aux volets fermés. Et juste en face, la grange qui allait être notre chambre à coucher.  Notre père est sorti de la C4 pour entrer dans la grange et à dit que l'on pouvait y aller, qu'on ne serait pas tout seul. Notre mère a sorti des couvertures et un panier avec du manger pour tous les quatre et on est entrés s'installer.

On nous a encore fait se dépêcher pour qu'on finisse d'avaler et de remballer avant la nuit. La grange n'avait pas d'électricité mais elle était bourrée de paille. Ca n'était pas l'endroit pour allumer les bougies !

Nous, les enfants, on s'est effondrés. Jusqu'à ce que le jour qui se lêve nous demande de se lever aussi... comme nous a dit notre mère pour nous faire sortir du sommeil tout doucement. Eux n'avaient pas beaucoup dormi. Les voix qui disaient "Vos gueules !" Celles qui faisaient "Chutttt" très fort. Les flammes de briquets qui cherchent quelque chose... dans la paille, le point rouge d'une cigarette qui brille quand le fumeur aspire, la toux des uns, le ronflement des autres, l'odeur de la fatigue et celle de la sueur, un enfant qui pleure...

Nous, on n'a pas pleuré ! On n'a rien vu et on n'a rien entendu. C'est le lendemain, dans la C4, qu'on a eu les détails de la nuit dans la grange ! 

à suivre...

 

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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

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extraits sur demande par mail
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