C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Dimanche 19 juin 2005

Ne pas se contenter de se laisser nourrir...

L'art d'accomoder les restes n'est plus, aujourd'hui, du seul soucis des familles aux nombreuses bouches à nourrir. De plus en plus de personnes vivent seules... Qu'on leur concocte des plats portions est une chose, qu'elles s'assument en est une autre. Doivent-elles faire confiance aux multinationales de l'alimentaire sous prétexte que les pouvoirs publics leur imposent quelques règles "drastiques" (mais confuses) pour éviter trop de morts trop subites ? Ou au fast-food qui font grossir...? Pas sûr...!

Ainsi, ces derniers jours, réduit à vivre seul et à me nourrir, je n'ai acheté qu'une saucisse de Morteau et un paquet de poitrine fumée de pays pour bases de nourriture.
Je vous ai dit hier comment j'ai fait mes deux premiers repas, avec quelques carottes. Ce soir, je vous propose une de mes deux recettes complémentaires, qui ne sont pas éxhaustives : on doit pouvoir varier quand on a un bon thème.
OK,  mes recettes, je ne les dirai pas "orthodoxes" mais pas non plus "hérésies". Si l'on veut bouger, au risque de choquer, il faut savoir oser !

Pour cette seconde préparation, j'ai utilisé des courgettes. Trois petites, pour trois repas. Attention : il faut quand même qu'elles soient formées... Petites, mais musclées !
J'ai commencé par fondre un ou deux cube(s) de Kub, poulet ou plus musqué pour vous, selon vos goûts, dans un peu d'eau à tièdir à feu doux. Ca prend quelques minutes, le temps de pourfendre les courgettes en quatre, dans le sens de la longueur, et de les tronçonner pour les réduire en cubes. Pas en lamelles, elles s'aglutineraient, chacune s'en remettant à l'autre pour se gorger de jus. Vous avez réservé votre bouillon Kub pour elles, il faut qu'individuellement elles se l'assument !

Dans une poêle pas trop plate, jetez vos courgettes, entre lesquelles vous intercallez les tranches de poitrine fumée que vous aurez chiffonées. (J'ai pris de la "Reflet de France", bien mince, que l'on peut travailler) Trop à plat dans le fond de la poêle, écrasée sous les légumes, la poitrine se serait dessèchée sans exhaler.
Et là vous laissez mijotez. Sans couvrir. Vous écoutez le grésillement, vous regardez le frémissement, vous enviez le bonheur partagé des cubes de courges et des chiffons de poitrine, qui nagent dans l'extrait de bouillon Kub. Attendez que le jus se réduire, (il sait ce qu'il doit faire...) 
A peine cinq minutes avant de servir, ajoutez trois rondelles de Morteau que vous avezdéjà fait cuire pour le menu d'hier, qui n'ont plus qu'à prendre chaud. Et continuez d'attendre... Devant un verre bien frais mais sans alcool apéritive. Les arômes qui montent doivent suffire à excitez vos papilles ! 
Vous attendez encore, avec respect, que le noble appétit du gourmet arrive au diapason de l'oeuvre d'art du gars de sauce...
Et là vous n'êtes plus seul, le gourmet rejoint le cuisinier à table...
Et bon appétit, bien sûr !

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Dimanche 19 juin 2005

C'est dimanche aujourd'hui.

Hier, je me suis cueilli des fraises.
Les dernières du jardin que l'on cueille.
Celles laissées sur place,
Qui ont encore à murir
Seront pour le jardinier.

D'ordinaire, on aime les manger nature.
Mais un dimanche, on fait un vrai dessert ! 
Un dessert travaillé...
Mais pas trop : c'est dimanche...

Lavées, équeutées,
Je les ai jetées dans l'un des robots de la cuisine.
Un Moulinex, qui fait turbo blender.
Nappées de ma bonne crême entière,
Arrosées d'une poignéee de sucre granulé,
Saoûlées d'une bonne rasade de Gin,
Je les ai fait tourner dans la machine,
Le temps qu'il faut pour qu'un dessert
Devienne onctueux et homogène.

J'aurais pu l'utiliser en coulis
Mon dessert à la fraise.
Dresser une belle assiette,
Avec de la glace au centre
Et du coulis autour.
Planter une pointe de menthe
Pour ajouter du vert,
Du goût et du parfum...

C'est dimanche aujourd'hui.
Un dimanche de dessert de juin
De dessert du jardin.
Je n'ai pas mis la glace
Juste quelques feuilles de menthe verte de mon jardin
Sur le dessus de mon dessert d
e coulis rose...

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Samedi 18 juin 2005

Seul aux cuisines et seul à table

Je suis resté seul dans notre grande maison, pour seulement quelques jours, mais durant lesquels il faut entretenir un ordre, une propreté... nourrir un ventre qui demande à manger.
Après ma recette de compote de rhubarbe, je vous soumets ce que j'ai concocté. Rien que vous faites vous-même, seulement du spontané, comme autrefois nos vieux.
Ingrédients de bases : poitrine fumée et saucisse de Morteau. Pour le fumet et pour la graisse. Plus de gras viendra de la poitrine et plus de fumet viendra de Morteau. Quoi qu'encore, l'un et l'autre allient pas mal les deux. Pour quelques jours et pour une seule personne, une saucisse et un sous-vide de poitrine suffiront. Côté légumes, on variera. Pour les deux premiers repas, pelez trois belles carottes à fanes, à découper en rondelles, pas trop fines. Disposez, au fond d'une poêle à frire, trois tranches de belle poitrine, (ou trois belles tranches de poitrine, selon votre préférence, ma cuisine est instinctive) ajoutez les rondelles de carottes et terminez par trois belles rondelles de belles saucisses. (Là, j'ai mis deux fois belles. Comme pour Hélène Ségara : belle du Var et belle d'Esmeralda. Mais ça n'est n'est ni pour les carottes ni pour les saucisses... C'est venu comme ça. J'ai voulu trop bien faire). Laissez frémir. (J'ai oublié de vous dire, (comme dit Brialy sur la couvertyure de l'après "Rocher des singes")  avant, vous aurez fait cuire la saucisse pendant vingt à trente minutes dans de l'eau nature, thermostat de la plaque céramique à 10, descendue à 6 puis terminée à 2 seulement durant le dernier tiers du temps. Pour éviter les salissures.)
Vous avez donc déposé au fond de votre poêle, les trois tranches de poitrine, sur lesquelles vous avez projeté les rondelles des trois carottes tronçonnées. Vous avez coiffé le tout de vos trois rondelles de saucisses de Morteau préalablement cuites à l'eau : vous y êtes ! 
Il ne reste qu'à laissez mijoter couvert, thermostat 3 jusqu'à la fin de l'apéritif. Quand vous êtes enfin prêt, (si vous avez des amis, mettez thermostat 2 et surveillez quand même), faites se rencontrer une cuillerée à café de moutarde et une cuillerée à soupe de crême fraîche dans un bol. (Non ! Pas de l'allégée ! La crême, c'est la crême, nature, pas dénaturée : ma saucisse et mon sous-vide de poitrine me feront cinq repas, faut pas culpabiliser ! N'ajoutez pas l'artifice qui vous donne bonne conscience au détriment de votre forme et de vos formes ! Mangez nature, comme autrefois. Comme quand on n'avait pas autant de problêmes d'obèsité dans nos cités). Dès que vos deux cuillerées ont atterri au fond du bol, n'attendez pas qu'elles symphatisent. Battez-les à grands coups de fourchettes. Divisez-les, mêlez-les, emmêlez-les, n'ayez pas peur, entremêlez-les même, s'il le faut : c'est pour la bonne cause ! Divisez pour règner. Ca doit se plier, ça doit se couler, ça doit "moellir"... et dire merci !
Si vous n'avez pas omis de dresser le couvert, c'est l'heure de faire se rencontrer le plat avec sa sauce. Thermostat 8, pour un instant, pour un éclair, pour un coup de foudre... Qui ne va pas durer, qu'il faut savoir saisir, juste à temps. Quand le plat et sa sauce en arrivent à point pour ne plus pouvoir s'attendre...!

J'étais seul pour profiter de l'instant. C'était pour deux. J'ai partagé avec demain. Deux trois minutes au micro-onde, je vais me régaler une seconde fois... 

Je vous donnerai demain l'autre recette qui m'est tombée des mains pour accomoder mes restes. Demain... ou un autre jour !

Bonne nuit, s'il vous plaît de dormir...

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Vendredi 17 juin 2005

Des chiffres et des dates...

J'ai à faire un poême, sur un thême imposé : chiffres et dates (et OU dates...) Cela fait un mois que je le sais et que je n'ai pas d'idée...

"Un deux trois, j'irai dans les bois ?" C'est déjà fait.
"1515 Marignan...?" Bof ! Pourquoi pas le 14 juillet, si on veut en être de là.
Ce serait moins guerrier...! Mais plus révolutionnaire... Avec autant de sang versé ! Et du franco-français... Alors le 13 : il y aurait les lampions à raconter. On peut les compter, compter ceux qui se balancent, et ceux qui flambent. Compter les pétards du feu d'artifice, saluer les belles bleues et le bouquet final. C'est gai le 13. Ca porte autant de bonheur que de malheur et que de lampions ? Ou le 15 peur-être ! Et pourquoi juillet ? Pourquoi pas en août ? Le calme d'un 15 août de vacances, tranquillement assis sur un siège moelleux, les deux mains appuyées sur le volant, trois enfants à l'arrière qui fatiguent, la compagne à côté qui ne dit rien, mais qui n'en pense pas moins "qu'on aurait mieux fait de prendre le bis, parceque sur les nationales, il n'y a qu'aux feux qu'on s'arrête !" 

C'est ni fait ni à faire mais il faut que je parte... Je continuerai en rentrant

En attendant, je compte sur vous pour m'aidez...!
S'il vous plait.

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Vendredi 17 juin 2005

Les Parisiens de Paris

Une note d'Angeline m'a interpelé, celle du 15 juin, qu'elle a titré "Les Parisiens". Allez la voir : cliquer sur le lien Angeline de ma colonne de liens et demandez le 15 juin.
Je vous propose ici une autre ébauche des Parisiens, croquée intra-muros le 17 juin.

Je rentre de Paris. La ville est à la mode, on en parle sur des blogs. De la ville et de ses habitants. Dont on ne dit pas que du bien, quand on est de province.
C'est vrai qu'ils sont différents. Comme nous le sommes d'eux. Différents aussi chez eux, de ceux qui plastronnent en vacances.
Ceux des trottoirs que j'ai regardés, ceux du métro qui m'ont écrasé (je ne fais qu'un mètre soixante-cinq), offraient beaucoup de variétés. Couleurs de peau et de cheveux, saris-burnous, calotte-chéchia, les Parisiens du 17 juin parlaient le Babelésien. Du japonais à  l'irokois, du guttural aux langues slaves...

Le 17 juin, j'ai aussi pris deux taxis (empruntés), grâce à qui je sais ce qui encombre Paris : les travaux ! Tous les deux sont formels... Leur français est chatié mais pour les pratiquer en pros, les vieilles artères de Lutèce leur sont plus familières que s'ils y étaient nés. Les caillots de circulation ? Ca n'est pas que de la faute des cadres de banlieue qui sortent leur voiture pour épater le voisin : ce sont les travaux ! Ca n'est pas leurs dames qui font leurs courses dans Paris au lieu de les faire devant chez elles : ce sont les travaux !
Ils le disent aussi, les Parisiens de banlieue, les Parisiens d'Ile de France, qui sont 75 dans leur tête, qui s'abattent sur la ville comme un vol d'étourneaux : ce qui gène la circulation dans Paris, ce sont les travaux...!

Dans les trains et dans le métro, les Parisiens du 17 juin avaient des fils dans les oreilles, rattachées à une boite, un petit sac, un pendentif, ou à un portable en breloque. Et des gros sacs derrière le dos qui vous griffent les joues, vous arrachent les oreilles, vous rentrent dans le ventre.
Et des valises à roulettes. Qu'ils traînaient derrière eux ! Qu'ils oubliaient qu'elles les suivaient et qui coupaient au cours dans les virages. (Pas vu pas pris, selon l'adage). Qui ont rayé mes chaussures du dimanche...
Faudrait les faire immatriculer leurs bagages, pour qu'on les verbalise.
Ces Parisiens, du 17 juin, on aurait dit des provinciaux.Venus des provinces de France et du monde entier. Qui s'étaient déguisés...
Des gens comme moi : le 17 juin, j'ai joué le Parisien...!

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Jeudi 16 juin 2005

Justice et vérité

C'est un peu tard, mais j'y reviens.
Comment juger,
Dans nos pays de liberté
Et nos Etats de Droit ,
De ce que l'on ne sait pas ?
Comment juger sans vérité ?
Prêtre missionnaire,
Idole dorée,
Enfants violés ou bien chantage ?
Où est la vérité ?

Blanchi-lavé... de tout...!
Sûr que ça paraît beaucoup.
Selon certains même,
Excessifs(?!)
Ce serait comme
Violer une seconde fois...

Mais on ne sait pas.
Donc, on ne juge pas :
On applique le Droit.

Une caravane est passée...
Il ne reste qu'à se taire :
Ca n'est pas à moi de juger.

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Mercredi 15 juin 2005

Le jardin d'Amidala

Dans le jardin d'Amidala,
Chez son grand-père,
En Champagne,
Les rosiers sont en fleurs.
L'hémérocallis souffre mais lutte,
Courageusement !
Les clochettes des campanules
Agitées par le vent 
Tinteraient comme des clochettes de troupeaux,
L'empêcheraient de dormir...
Si elles étaient de bronze.
Couleur de coiffes d'évêques,
Elles ne résonnent heureusement
Pas plus que des bonnets de coton.

Les lavandes se tendent vers l'azur,
Esquissent leur floraison.
Elles seront généreuses encore cette année.
Déplacées de Provence,
Elles ont fait l'effort de s'adapter.  
Comme il le fait quand il descend chez elles.

Dans le jardin d'Amidala,
Le pavot a droit de cité.
Celui-là n'est pas médicinal,
Seulement ornemental.
Généreux lui aussi : 
A peine sorti de terre,
Il a couvé des dizaines de fleurs
ce printemps.
Toutes aussi belles que celle-ci,
Qui n'ont pas vécu longtemps chacune...

Pour profiter de leur splendeur,
Il faut être là dès qu'elles s'ouvrent au monde.
Elles n'attendent guère : 
Elles ont à perpétrer la nature...

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Mercredi 15 juin 2005

Transpiration à l'eau de rose

Je me suis levé tôt ce matin.
J'ai fait le tour du jardin.
Il a plu, hier...
Dans la nuit la terre a tout bu.
Les rosiers ont fait la fête,
Jusqu'au lever du jour.
Ils ont gorgé leurs fleurs de tant d'eau
que ce matin elles transpirent,
Offrent au soleil leurs larmes
de rosée serrées sur leurs pétales perlés.

Pas sûr que je vais réussir à vous les envoyer.
Mon appareil premier prix a fait ce qu'il a pu.
Et j'y ai mis tout mon coeur
Mais c'est tout petit une perle
de sueur de rose.

Joyeuse journée à tous...!

Appareil Mercury, macro, sept heures ce matin, soleil rasant et contrejour @

 

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Lundi 13 juin 2005

Enfin, ça y est !

"ON" a gagné,
"ON" les a libérés,
"ON" est contents !
( Il est content de lui,"ON" :
Il en a libéré deux)

Le sourire de Florence,
Hussein et sa famille,
Deux images différentes
D'une même liberté
Qui font plaisir à voir.
ON peut se féliciter.

Mais discrètement,
S'il lui plaît

Qu'il n'oublie pas les autres
Les quelques-un connus
Et tous ceux inconnus
Qui mériteraient tout autant
la flamme
Du tombeau sans triomphe,
Et qui croupissent
et croupiront
En toute bonne conscience
de ON qui se croit quitte !

Fêtons Florence
Fêtons Hussein,
Mais avec retenue, p
udeur, humilité...
Pas de triomphalisme outrancier,
ON n'en a sauvé que deux...

Il en reste à libérer :
 Quelques-uns de connus
Et beaucoup d'ignorés.

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Dimanche 12 juin 2005

Concours botanique (V/note d'hier)

Ma fleur interpelle ! Seuls, deux courageux, poètesse et humoriste, ont donné un avis. Ca n'est pas suffisant pour que je décerne mes prix, j'ai prévu un premier prix (ça irait) un deuxième prix (ça irait aussi), et un troisième... Alors là... Je suis gèné ! Je ne voudrais pas qu'il me reste sur les bras : on dirait que je n'ai organisé ce concours que pour l'empocher (mon troisième prix). D'autant que mes prix sont d'estime et que si j'estime que je mérite de m'estimer, je n'ai pas besoin d'organiser un concours pour m'accorder un troisième prix.

Je vous donne une seconde chance de gagner. Regadez bien la photo d'aujourd'hui...

Y a du détail ! Non ?

Alors, à vos dicos... merci de votre participation et que les meilleurs gagnent !

Photo de mai et de moi 5M de pixels 73,358 K°

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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

 Ma biblio perso
extraits sur demande par mail
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Pour tous renseignements :
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