C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Vendredi 11 mai 2007

...qu'un grand lac en est né 

 Il était une fois, en Paris d'autre temps,
Une Seine versatile.
Tantôt en moindres eaux et tantôt 
au plus haut.

Qui n'a vu ses berges noyées ?
Et le zouave
Affolé d'avoir les pieds mouillés
Regarder la rive gauche
Comme s'il cherchait les Vosges
Ou sa guerre de Crimée.

On a mis le pont là,
Appelé de l'Alma,
Pour une victoire d'Empire :
Cinq mille sept cents morts
Qui donc a dit victoire...
Le 11 septembre en pire !

 Ce voyant,
Les Parisiens malins
Lorgnèrent sur notre terre.
Sur une forêt de chênes appelées "de l'Orient".
Nous promirent tant et tant
Que mon département, ma région,
Et jusqu'à mon canton
Mirent la main à la poche
Pour les sauver des eaux.

 Il était une fois, 
Je n'avais que trente ans,
Des machines jaunes énormes
Nous ont remué la terre
Tandis qu'en même temps
D'autres machines jaunes
Nous crachaient le ciment

Deux cent trente hectares de forêt,
Un peu de terre arable,
Une industrie et quelques bâtiments
Sont aujoud'hui sous l'eau.

Les arbres en sont toujours en peine.
Les saules ont tant pleuré
Que leurs larmes ont empli le bassin.

Un couple de chênes trapus
En tête d'un cortège
Reste en épousailles,
Se regarde effaré
Tremblotter dans son eau.

Le lac réservoir Seine, plus communément appelé "Lac de la Forêt d'Orient", mis en eau en 1966, participe au dispositif de retenue des eaux de la Seine avec le lac d'Amance également dans l'Aube, et celui du Der, en Haute-Marne
Il se situe en triangle des villages de Mesnil-Saint-Père, Lusigny et Piney, mon village...

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Vendredi 4 mai 2007

 

La promesse des fleurs

Imaginez en juin
Toutes ces clochettes blanches comme autant de muguet
Devenues rouges  sucrées
Qui se pendent à leurs branches 
A les faire ployer...

Déjà qu'au lieu d'échelle
Pour en faire un bouquet,
Je serais à genoux,

Le poids venant, 
Le
 fruit gorgé de suc,
C'est couché sur le dos,
Juste la bouche ouverte,
Que j'aurai à me mettre
Pour en goûter un peu.
(NB du 10 mai : pour en manger beaucoup)

Les yeux fermés,
Et sans modération,
Je me vois avaler
Du bonheur dans ce pré


Le point sur l'écriture
Pour ceux qui s'y intéressent, je fais le point de temps en temps sur l'avancée de mes travaux d'écriture. Relâche durant les vacances des petits enfants, reprise la semaine dernière. Depuis, relecture et remaniement du premier jet de mes cinq premiers chapitres, mise à jour de mon chemin de fer (on emploie ce terme dans le milieu de  la presse, la "une" étant la locomotive, chaque page suivante un wagon. C'est un peu aussi le synopsis d'un scénario. Pour mon bouquin, le titre sera la loco, les chapitres les wagons...).Ces deux dernières semaines, j'en ai accroché deux nouveaux.
J'ai encore à ramer avant que la rame soit complète mais ça va. Hier, j'ai vu des imprimeurs. Ca suit le cours prévu... merci.

 

 

 

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Vendredi 27 avril 2007

Il y a tant à vivre près de soi

J'ai la chance, dans mon verger, d'avoir la place pour des futaies.
Dans nos villages, la terre est là pour qui la veut,
Qui a le courage de l'intretenir
Ou bien l'argent pour le faire faire.
J'y soigne des amis qui y sont nés et d'autres que j'ai plantés.
Il n'est qu'a s'approcher pour regarder.


Au fond à gauche, un grand bouleau,
Récupéré baliveau dans un champ de sapins
Adopté avec les autres
Il y a de ça quarante années.

A droite, un prunus de même génération,
Que j'ai dû retailler,
Le vent avait cassé des branches.

Et tout devant,
Comme en bord de mer et d'océan,
La renaissance d'un tamaris.
L'arbuste préfère, par nature, la forme buissonnière,
Tiges souples qui s'arquent jusqu'à toucher la terre.
J'avais réussi à l'élever droit,
Sur tronc unique,
Jusqu'à ses plus de trente années,
Quand un orage lui a cassé la tête.
J'ai dû le tronçonner du pied,
Laisser repousser des rejets,
Trier, éliminer, tailler,
Le reformer comme on le voit,
En buisson... mais élancé !

Mes trois couleurs se détachent sur fond de bleu,
D'autres amis les accompagnent.
Un érable vert, un autre de ton rouge,
Un noisetier, né au jardin d'un lacher de corbeau.
Et même un chêne,
Dont le gland s'est pareillement échappé
Du bec d'un oiseau.


A tondre la pelouse, dans l'après midi,
J'ai profité des vies que mon jardin abrite.
Le couple de rossignols des murailles
Qui vient toujours mendier
Depuis à présent trois ans, 
L'ouverture de ma porte de garage,
Les merles curieux,
Les moineaux chamailleurs
Qui fouillent mes tontes en criaillant.

La musaraigne inerte,
Avec laquelle un chat des voisins 
A joué, 
A la casser
Sans la manger.
Un monde souterrain dont elle témoigne.
La terre est sèche
Les vers se sont enfouis profond.

 

 

 

 

 

Je suis ressorti la nuit tombée.

Dans la maison,
Julien et Gaétanne,
Raphaelle et sa soeur,
Tigane, Soma, Julie, Vincent et les autres
Avaient envahi la télé.
Ca faisait sourire Manoukian et s'éventer Marianne.
Manu Katché s'était caché sous sa casquette,
Dove Attia tombait de la lune...
A côté de ses pompes !
Ca sonnait pas très vrai...

Dehors, un matou beige couvait
Une minette noire qui ronronnait,
Des merles, malgré l'heure,
Sifflaient leurs trilles d'amour.
Une chouette au loin
Ululait
C'était à qui serait la nouvelle star
Du petit monde de mon jardin

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Vendredi 20 avril 2007

Ce matin là...

Qui a bien pu dire qu'un matin en vaut un autre ?
Le 8 novembre dernier,
Je vous ai montré ce que j'ai trouvé dans mon café.
Le titre de la note :
"Sous la fenêtre de la cuisine, il y a l'évier"



Cet autre matin, c'est autre chose !
Pas de lapin qui tue un chasseur,
Non...!
Seulement un autre matin.
J'entends d'ici Goldman :
"Encore un matin...?
Ben oui.


J'ai l'habitude,
Pour petit-déjeûner,
De tartiner quelques tranches de pain dur.
Je prépare aussi pour mon épouse
Une entame plus fraîche.
Ors,
Ce matin là,
Je les ai confondues !
Si !

Mes quatre tranches beurrées
Montées en pyramide,
J'ai fini mon ouvrage
Par le mauvais croûton.

Déjà que j'avais inversé,
 Bien involontairement,
L'étage numéro trois
Que l'on voit qui s'étale
Comme serait une poitrine...
Le croûton est venu
Faire une  drôle de tête
Que l'on dirait
De Dame
Qui serait en prières.
Ne lui manquait que l'auréole
L'assiette en fit l'affaire...

andré-françois thiennot,
alias aben, piney, le 19 avril 2007

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Vendredi 13 avril 2007

Je me suis fait un mot d'excuse
Comme le mot d'excuse qu'on présente à la maîtresse au lendemain d'une absence de classe, je vous demande indulgence de ne pas être beaucoup passé vous voir :
J'étais en vacances de Pâques !
Un seul ordinateur relié à l'internet pour deux gosses de l'âge de nos petits enfants, plus habitués à pianoter au clavier qu'à retourner la terre, je n'ai guère eu le loisir de prendre de vos nouvelles.
La semaine prochaine, dès le retard rattrapé, ça devrait s'arranger.

Nos journées ?
Je les fais lever à huit heures : une heure plus tard que ce que le coq aurait exigé... s'il en était resté à vivre au village.
Petit déjeuner, devoirs pour la fille, (niveau brevet, français, histoire-géo) leçons pour le garçon (Diderot plein pot et philo de terminale). Pendant qu'ils s'enrichissent le cerveau, j'imprime des sujets sur france-examen.com/. Je vérifie le travail de la veille depuis mon niveau CEP communal, session du 3 juin 1949.  RAS TVB... on fait avec ce que l'on a.

Corrigés, ouverture de mes mails, préparation d'un peu de plein air quand même : on a brûlé ensemble les tailles d'arbres de l'hiver, le garçon a un peu passé la tondeuse, la fille amendé de terreau les plants de pommes de terre...
Devoirs et leçons du jour mis à jour, poumons pleins de plein air, c'est au tour d'autres méninges de voir le jour, celles que les jeunes ont de clipsées sur la souris.

Hier après-midi, on est allé faire un tour. Une promenade sur une route blanche, retour par un sous-bois. Mes 72 ans à moi tout seul un peu plus lourds que leurs 30 ans à eux deux...
Un lézard a joué avec les enfants (ou le contraire). Il a eu un peu peur, a couru, de droite, de gauche, tout droit, gauchement...
Si maladroitement qu'en voulant  s'abriter sous un pied du garçon il s'est trouvé la queue coincée...
D'autres se seraient dit perdus puisqu'ils étaient surpris, leur retraite coupée et tous leurs chemins pris. Pas lui.
Abandonnant le bout de sa queue aux enfants, il s'en est aller ailleurs, sans lézarder, jouer à des jeux de son âge, de sa corpulence et de son caractère.

A très bientôt

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 6 avril 2007

Petit ajout du 10 avril  : Micheline nous a déposé un commentaire qui me semble à découvrir.  Je suis de ceux qui pensent qu'aucune vérité n'est à taire, bien au contraire. Ce n'est souvent que grâce à la vérité des autres qu'on  affiner la sienne...
Quant à ce qui pourrait-être "vérité universelle", peut-être ne faut-il pas trop rêver.
Très bonne semaine à tous les passants

Pas de moi mais ça aurait pu...
Le Général Mac Arthur nous a laissé un mot dont chacun de nous, qui souhaiterait vivre heureux, a peut-être intérêt à s'inspirer, quelque soit son âge. Je vous transmets son secret :

ETRE JEUNE !
La jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande, comme l'enfant insatiable : et après ? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie. 
 
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune, tant que vous resterez réceptif. Receptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

Hormis pour ceux que le mot "Dieu" contrarierait, qu'ils pourront, selon leur foi, remplacer par un autre, tout me semble à conserver dans ce discours de sage.
Peut-être y aurais-je ajouté qu'être jeune, c'est aussi  ne pas s'apitoyer sur son âge. Ne pas craindre, quelqu'il soit, le lendemain qui vient. Mais n'est-ce pas déjà dit dans les mots de l'auteur...?

Très bonne semaine à vous.
La nôtre sera consacrée à nos deux petits-enfants, enfants des villes en vacances en campagne.
Petits mais déjà grands : 14 et17 ans


par aben publié dans : Portraits
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Vendredi 30 mars 2007

Pas évident d'en faire tant...
Comment pourrait-on faire,
Pour tout faire
Dans une vie seulement.
Pas facile de lire et d'écrire en même temps.
De cultiver son cerveau sur le Net et son dos au terreau.
D'autant que nos déplacements
Fréquents
Nous mangent un peu de temps...

Tant bien que mal pourtant,
On y arrive :
Entre vous et moi
Si l'on se voit moins souvent,
Le rationnement de nos rencontres
Augmente le prix qu'on y attache.

Merci à vous
Encore une fois
D'être venus

L'écriture... ?
Ca va !
Un premier jet de cinq chapîtres est allongé sur le papier.
Cinq fois autant et ce sera un "livre".
Sauf encore à le relire,
Le corriger,
Le peaufiner
Le nettoyer et l'enrichir
Avant de vous l'offrir
A lire
Ou parcourir...

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 23 mars 2007
Ca va ça vient, c'est descendu, ça va remonter
Demain matin, lever tôt : départ 8 heures pour nos 800 kilomètres de remontée.
Ici, taille de la haie, des althéas et des palmiers, taille pro de l'olivier et bêchage des plats-bandes terminés...!
En Champagne, il va rester à faire.

Quand je vois toutes ces caravanes en terrains vagues, la plupart immatriculées en Bretagne, je me demande si je ne ferais pas mieux de me joindre à eux. "Voyage voyage" comme dit Desireless, à tant faire que de kilométrer, pourquoi ne pas rejoindre un troupeau de ces gens là (du voyage s'entend).
Bon, ben non, trop tard ! Enraciné en Champagne, bouturé en Provence, je ne vais pas non plus essaimer dans les six coins de l'hexagone.
Je sais qu'il y en a d'autres que ces deux là qui sont bien beaux. Que je visite sur les blogs, et aussi des fois, en vrai...
C'est fou le nombre de Bretons blogueurs qui vantent leur "pays". Des Normands aussi et encore des Alsaciens...! Et d'autres qui auraient pu me revenir dans la tête plus vite pour que je les cite : les Lorrains, les Toulousains...
Bizarre, je n'ai pas de Corse dans mes liens... ça manque.

Moi, c'est ma Champagne humide et la Provence de ma femme.
La terre c'est comme les couples. Ca va par deux. Quand on est chanceux...

Bonne nuit à vous et bon week-end.
Et tant qu'on y est : bonne semaine aussi.
A vendredi prochain ici, même jour même heure... ou à peu près.

PS : en attendant, je passe vous voir dès lundi matin pour mes amis de début de listes de liens, un peu plus tard pour ceux venus après et qui se trouvent inscrits plus bas.
A tous, encore une fois : merci
 
par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 16 mars 2007

Nous faut-il prendre des habitudes ?
Question bêtement idiote qui n'appelle aucune réponse censée... Question que le commentaire de Julie m'a pourtant fait me poser.
Et bien oui, promis, je vais prendre l'habitude de travailler à mon livre en semaine et de vous mettre un mot pour le week-end.
Mais déjà, merci. Merci d'être passés, de m'avoir fait part de l'intérêt que vous prenez à mon essai de narration au long cours.
Ca avance : enfin, c'est démarré... !
Le plan, encore flou, mais qui s'affine. Quelques premiers chapitres, qui seront à revoir, mais qui préparent l'histoire.

Très beau temps pour l'instant, en Provence.
J'ai du bêchage à faire.
Ca avance aussi.
Doucement : la terre est basse pour une colonne trop longtemps vertébrale.
La neuvième (vertèbre) me semble fatiguée - ou la septième... Je ne sais pas comment on fait pour les compter.
Les cervicales aussi deviennent craquantes.
On accuse la position que l'on a sur un ordinateur... Le dos qui se voûte, la tête qui dit oui toutes les quelques secondes, de l'écran au clavier, du clavier à l'écran. Qui avance et recule pour règler la distance oculaire, du clavier à l'écran, de l'écran au clavier...
Des gestes si souvent répétés qu'ils finissent par user.

Alors je bêche, pour reposer mon dos.
Ca me donne bonne conscience et m'aère le cerveau.
Mes rosiers, comme certains chats qui quêtent de l'affection, me griffent un peu le dos des mains.
Ils semblent tout contents que je sois là.

A tout bientôt : je vais passer vous voir
André

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 9 mars 2007

PS le 15 mars : Mon écriture semble bien démarrée. A la demande de Julie et en réponse à d'autres souhaits, chaque vendredi je vous mettrai une petite note...  La première sera en ligne dans la matinée
Bises aux dames et saluts aux messieurs
André

Laisser le temps au temps, laisser à la terre  le temps de sa jachère...
Après ces quelques notes de France profonde, fin des années 40, je me vois un peu comme ces terres d'autrefois, que l'on engraissait moins, à qui on donnait le temps de prendre leur temps pour se reprendre avant de reprendre l'emploi qu'on avait à en faire. 

Déjà l'assolement.
Cette pratique qui fait varier les menus l'amenait à mieux digérer l'effort de produire pour nourrir tout son monde : une année de céréales, des racinaires ou des bulbeuses la suivante, des oléagineux... Un passage à générer le trèfle, ou la luzerne, qui apportent de l'azote à la terre...
La carte des menus offrait du choix.

Et de temps en temps, la jachère. Année sabbatique périodique, sans aucune culture. Sauf un peu d'une maigre navette qui offrait au sol, par un labour léger avant la montée  à graines, une fumure d'engrais vert.

Je pense qu'un peu, quelque part, je suis comme cette terre.
Un peu d'images, un peu de mots, en prose et vers (des vers tellement libres de rimes que c'est le rythme seulement qui nous dit que c'en est...!) Un peu de grain de sel, un peu de souvenirs, un peu d'avenir, du présent au milieu, voilà pour l'assolement.
Me reste à pratiquer la jachère... Ca pourrait bien être le moment ! 
 

Tous les jours, voir tous les deux jours, j'ai écrit des mots. En textes courts : quand on a tant d'amis que l'on veut ne pas décevoir, on passe les voir. Et chez soi, on ne peut pas faire trop long si on veut avoir le plaisir de les recevoir : eux aussi ont du monde à lire.
Bien agréable, mais prenant...

N'y a guère que la jachère pour se remettre à flot.
Ma jachère à moi, je vous la dois. 
C'est vos coms qui m'ont orienté vers des textes plus longs. (Je sais qu'on devrait écrire "ce sont" (que l'on...). Ma prose est comme mes vers : elle prend des libertés...)
 

Et ça m'a donné l'envie de rallonger encore.
D'écrire des pages pour en faire un volume. Des pages que l'on tiendrait en main comme un livre. Que l'on lirait dans un train, dans son salon, dans sa cuisine... Délaissant pour un temps la télé...

Des pages qui deviendraient un livre. Que l'on lirait au lit, durant une insomnie... Que l'on emporterait pour tromper l'attente dans une antichambre, une salle d'attente d'anxiété, qui précède une visite médicale...
Qu'on lirait chapitre après chapitre, impatient du suivant...
Un livre que l'on poserait sur une table basse, sur une étagère... Qui finirait aligné respectueusement auprès d'autres, prestigieux, sur le rayon de livres à garder. 

Un livre qui reste derrière soi quand on n'est plus là... Comme celui de mes lettres écrites à mes parents. Mais un livre sur des sujets légers, vivants...

Alors voilà : j'ai décidé de m'y mettre !
J'ai des choses en chantier, je vais essayer d'en mener une à bien...
Je reste là, mais n'écrirai plus guère que pour moi (pour un temps).
De temps à autre, je vous tiendrai au courant d'où j'en suis.
N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l'idée, et de son cheminement...
Tout naturellement, je vous préviendrai quand j'aurai fini... si je finis un jour.

Promis : je passe vous voir de temps en temps. A raison de cinq ou six tous les jours, je devrais pouvoir aller toutes et tous vous lire une fois par semaine...

Très bon week-end à vous

par aben publié dans : Au jour le jour
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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

 Ma biblio perso
extraits sur demande par mail
andretieno@cegetel.net

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Pour tous renseignements :
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