C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Vendredi 29 juin 2007

Concrètement...
Me suis aperçu en couchant sur le papier l'ouvrage en projet qu'il lui arrivait de chevaucher des écrits antérieurs. Craignant que César lui demande de lui rendre ce qui lui appartient, je les ai regroupés et les ai fait relier. Solidemennt, (enfin, c'est ce que j'ai demandé au relieur) afin qu'aucun ne se laisse griser par le chant des sirènes...

Ca me fait quelques petits volumes, que je n'imaginais pas.
Tout d'abord, écrits par ma Maman, bien avant que je sois né : "Le Cahier" d'écolier... Des souvenirs d'adolescente rurale qu'elle a été, des années 1900 à celles de  la mal nommée "grande guerre". Ecrit dans sa 90ème année, j'en ai tiré un petit livre qui témoigne de ce temps passé.
64 pages A5

Venu longtemps après et pourtant déjà loin, un reportage photos de ma présence forcée en Algérie en 1955 : "L'Algérie, c'était un beau pays". Une petite centaine de photos légendées : des paysages, de Bône à Tébessa, du cours Bertagna au djebel Mezloula. Un peu d'images de soldats, de chameaux, d'oueds, de gourbis et de mechtas, de djellabas ...
70 pages A4,

Séparément, le livre témoignage "Chers Parents". L'intégral des lettres à mes parents, que quelques-un(e)s d'entre vous connaissent déjà. Des pages qui disent ce qu'on nous a fait faire là-bas.
En vingt-cinq mois, plus de trois cents lettres de courrier disent au jour le jour ce qu'un appelé a pu penser de l'usine à soldats de Haguenau, des djebels et de l'herbe à chameaux...,
292 pages A5 

Plus écrits mais qui restent très libres, deux recueils de textes moins prosaïques, sélectionnés parmis ceux parus sur mon blog.
Je les ai titrés : "La Petite Fille en vert" pour ceux de l'année 2005, et "Les poulets du bord de mer" pour ceux de 2006.
100 pages A5 pour la petite fille 
82 pour les poulets.
Ce qui me fait cinq petits bouquins dans ma bibliothèque personnelle, tirés chacun à quelques exemplaires...
Restent à remettre en forme et à relier : "Mes vacances au Prieuré", "La Fugue " et le petit dernier, sur lequel j'ai encore beaucoup à travailler...

Mais là, les vacances sont arrivées. Comme celles des programmes télé et celles de l'appareil judiciaire : ça va mettre en sommeil un moment...
Je garde une pensée pour ceux et celles qui vont travailler pour le plaisir des autres, à qui je souhaite bon courage, et plus encore à ceux et celles en recherche d'emploi...
Ma génération a vécu la guerre, la leur le sous emploi. Il présage de retraites moins dorées que les nôtres. 
Très bonnes vacances à tous.
Chaque semaine je passe vous voir et vous laisse toujours mon mot du vendredi

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Vendredi 22 juin 2007

Le pourquoi du Maire de Pise
à la Bravade de Saint-Tropez

Saint Torpes, porté par quatre Pisans
(apparemment deux plus petits que les deux autres)

 

Le chevalier Torpes était officier intendant de la maison de l'Empereur Néron.  En l'an 68, il fut converti par Saint-Paul dont il assurait la garde.
C'est à l'occasion d'une cérémonie dans le temple de Diane,
à Pise, que le drame éclata. Néron attribuait la création de l'univers à la Déesse Diane, le Chevalier Torpes professa sa foi en un seul Dieu...
Fureur de l'Empereur qui voulu obliger sur le champ le profanateur à abjurer sa foi chrétienne !
Torpes ne se plia pas, Néron le fit torturer et décapiter...! 
Le corps fut mis dans une barque, avec un coq et un chien qui devaient s'en nourrir, et l'embarcation poussée dans le lit de l'Arno.
Il arriva, emporté par les courants ligures, dans un golfe qui devint celui de "Saint-Tropez".
Une Sainte femme, Célèrine, avertie en songe, alla le recueillir sur la grève... Miracle il était intact. Ni le chien ni le coq n'avaient touché au corps du chevalier !
Le coq s'envola avec un brin de lin vers le village qui devint Cogolin et le chien partit vers un autre qu'on appela Grimaud, au fond du golfe de Saint-Tropez.
Le culte du Saint, protecteur des marins, se développa dans toute la région, Génes et Pise possédent des églises qui lui sont consacrées, le Portugal revendique sa légende.
A Pise, la fête du Saint est fixée au 29 avril. A Saint-Tropez, la fête patronale a intégré la Bravade qui évoque également les faits historiques de la cité. L'arrivée du Saint-Patron, mais aussi tous les faits d'armes de ses habitants pour la défense du pays des Maures...
A l'occasion, le Maire de Pise accompagné d'un détachement de ses administrés vient chaque année participer à la cérémonie.


(Texte - tout juste remanié - et photo sans retouche, tirés d'un dépliant du Syndicat d'Initiative de la ville )

 

 

 

 


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Vendredi 15 juin 2007

 

Petit homme deviendra grand
J'ai aussi pris en photos, que je mettrai plus tard (peut-être) les Saintes croix et bannières, les Saints bustes sur leurs civières, la barque de Torpès, dignitaire de la maison de Néron, décapité pour avoir clamé sa foi chrétienne lors des fêtes de Diane de Pise en présence du César romain. Le corps jeté dans une barque, entre un coq et un chien, qui dériva depuis l'embouchure de l'Arno jusqu'à venir s'échouer dans un golfe, qui devint celui "de Saint-Tropez"...
Pour la séquence de cette année, j'en resterai aux hommes et femmes de tous âges et de toutes confessions qui, tous les ans, les 16, 17 et 18 mai, défilent en procession.
Chacun la fête finie a rangé son costume. On en  fera de nouveaux pour les petits qui auront trop grandi. Les grands reporteront les mêmes, un peu retravaillés à l'âge de l'embompoint. 

 Celui-ci lorgne du côté des plus grands, son nounors qui se cache les yeux dans son pantalon blanc

 D'autres marquent le pas, le premier qui en profite pour vérifier le nombre de ses doigts

 Tout de noir et d'or, ne rêve-t-il pas d'un plus grand plumet blanc...?

 Majesté du port de tête, fleurs bénies au canon du mousqueton, lourdes épaulettes en glands de rideaux, fourragère à l'épaule, l'exemple pour le petit garçon de la fierté du Mousquetaire

 

Le nom du Saint Patron affiché sous le pompon. l'autre fierté d'honorer les anciers. Celle du marin porte-bonheur qui règne sur la mer.

PS : Dès que je trouve un moment, je vous dis pourquoi le Maire de Pise participe chaque année à la bravade de Saint-Tropez au côté du Maire de la presqu'ile. Quoi que, déjà, certains peut-être auront compris...
Très bon week-end à vous

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Mercredi 13 juin 2007

 Le cortège du matin du 17-
La Bravade se détoule sur trois jours, je ne parlerai cette année que des participants à la procession du matin du 17, à chaque jour suffit sa joie.
A 11 heures, l'église Saint Roch libère son flot de fidèles, le défilé s'organise, porte-Croix en tête.
Vient ensuite le corps de Bravade. Cent quatre vingt hommes et garçons en tenue de Mousquetaires ou de  marins, de femmes et de filles en costumes historiques de Provence, qui accompagnent les autorités, civiles, militaires et religieuse. Dont le Maire de Pise qui fait chaque année le voyage (un jour, je vous dirai pourquoi...)  La plupart ont un bouquet de fleurs rouges et blanches mélées de quelques feuilles qui ajoutent du vert aux deux couleurs primaires. Un bouquet acheté à l'entrée de l'église, béni durant l'office, que les plus fervents déposeront auprès du buste de Saint-Tropez qui trône sur leur cheminée.
Dans la procession également, les Gardes-Saint. Huit jeunes hommes robustes, quatre Tropésiens et quatre Pisans (je vous dirai un jour pourquoi...) qui portent le buste de Saint-Tropez à tour de rôle sur leurs épaules. Les "bénévoles" portent les autres bustes : Saint-Pierre, Saint-Roch, Sainte Ursule...
Une procession toute en musique, que j'évoque aujourd'hui.

Je dirai que ce sont des fifres et tambourins sans connaître les vrais noms. Je crois voir un couple de bergers, jouant du pipeau d'une main, maniant la baguette de l'autre, qui rythme la pastorale...

Depuis combien d'années celui-ci rejoue-il le même air avec la même passion...?

 

 

 Les bouquets bénis : oeillet rouge et oeillet blanc cernés de feuilles de haie protègent le tambour et son tambourineur (là, je suis sûr du nom de l'instrument)

Peut-être que c'est celui-là qui joue du fifre...? Bouquets  bénis sur épaulettes, on le sait habité d'une mission.

Suite et fin vendredi matin

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Lundi 11 juin 2007

Plus maternelles que les stars d'été

Le mot "Bravade" vient de "bravoure". La fête est dédiée au Saint-Patron.
Dans mon village de Champagne, on appelle ce genre de commémoration "fête patronale", ici c'est "la Bravade".
Beaucoup plus solennelle que le repas en famille, les autos tamponneuses et le bal sous rotonde de chez moi, mais une fête tout autant de famille.
Toutes les jeunes filles sont belles, plus encore que tous les autres jours. 

 Le sourire qui tend les pommettes, yeux baissés de pucelle : elle est pas belle la vie...?

 Plus soucieuse, la maman assume son rôle de mère. Avant de chercher à séduire, elle protège. Elle est pas belle la mère...?

 Celle-ci semble ne pas en revenir d'avoir un si joli bébé. Il est pas beau le marmot...?

 Que pourrait-t-on dire de plus joli à lire, que ce bout de nez blanc,  ce tendre abandon et ce regard confiant toout chargé de tendresse du petit garçon dans les bras de son père...? 
"Un ange passe" ne conviendrait-il pas...?

à suivre... , mercredi et vendredi prochain

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Vendredi 8 juin 2007

La fête au village
Faut-il croire tout ce qu'on en dit...?
Derrière les festivités et les tournages de films populaires, les yatchs et les milliardaires de passage, Saint-Tropez reste le village des enfants d'un monde industrieux.


Bien loin du défilé de badauds en recherche people qui sucent les glaces de Barbarac sur le trottoir ou qu'on trouve affalés dans les fauteuils de toile rouge de Sénéquier, admiratifs et jaloux de la fortune étalée sur le quai du Bailly...
Jusqu'en mai, le Tropézien fait ce qui lui plait. Ou essaie. Honorer ses anciens est ce qu'il sait faire le mieux.
Marins (militaires, pêcheurs ou marchands caravaniers)  paysans, (fromentiers, vignerons, chataîgniers ou simples gratte-la-terre...) artisans de métiers de nécessité : meuniers en souci de bon vent, bouchonniers écorceurs de chênes-liège, malaxeurs d'olives mures, presseurs de raisin gris, la vie du Tropézien d'autrefois s'accomplissait au travail, avec juste, de temps à autre, l'oasis de loisirs soustrait au temps de son métier.
Soit dit en passant et sans vouloir offenser, je trouve ces travaux d'un autre âge plus nobles et moins roturiers (pléonasme...?) que ceux des "métiers (dits) d'art" qui offrent aux touristes d'aujourd'hui des souvenirs dont l'utilité ne sera le plus souvent que de capter la poussière sur le coin d'un buffet. (Je sais de quoi je parle...)
Un monde qui pourtant, avant les grandes ruées des nuées de nus pieds de l'été, pérpétue en famille, loin des paparazzis et des opérateurs télé, les rites transmis de successions en successions, de générations en générations.

Chaque année depuis 440 ans, les 16-17 et 18 mai, se déroule la Bravade. Trois jours durant lesquels vous ne croiserez sur le port que de vrais Tropéziens venus de toute la presqu'île et aucun de plus loin.
Sauf à y être en famille, de parenté ou de voisinage, ou comme nous, d'adoption.

 Le village quand on entre dans le port, sans encore les grands bateaux parqués.

 La fête est familiale, les mamans transmettent à leurs filles...

 ...le goût des beaux atours. 

 

à suivre... lundi, mercredi et vendredi prochain.

 

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Mardi 5 juin 2007
Ajout du 6 juin, 16h30 : on me signale qu'il manquerait un "m" dans mon adresse quand elle arrive chez vous... Je mets donc un lien tout neuf ici : http://aben.over-blog.com
Vous serez également les bienvenus en faisant :www.abenleconteur.net...


Alerte à Bel-abus

Ben si, c'est vrai. Je vous le dis (en vérité) : on devrait limiter les abus !
Ainsi les 08 du téléphone, vous savez, ces numéros surtaxées..,  et bien, pour la plupart, on peut les avoir au tarif normal.
Si !

C'est Flo qui a passé le tuyau à Joël et Joël qui m'a dit comment il faut faire.
Alors j'ai essayé : ça marche !
J'avais à appeler le service après vente de PIXMANIA pour une facture que je n'avais pas reçue.
Je fais le 0892700104 qui est le seul numéro qui figure sur leur document. Je sais que ça va me coûter 0.34 la minute et que j'aurai de l'attente. Mais quand il faut... il faut.
Premier appel, ça sonne, ça décroche, rien au bout. Deuxième appel, ça sonne, ça décroche, rien au bout... Je m'énerve (un peu), je prends Michelle à témoin, qui me rappelle le conseil de Joël...
- Mais c'est bien sûr...!

Et là, je me connecte sur http://www.geonumbers.com/fr/search.php .
Tout en haut de la page d'accueil, on me propose (gratuitement et sans me demander qui je suis) de me donner le numéro tarif sans surtaxe qui correspond à celui surtaxé.
J'entre le n° de PIXMANIA : 0892700104, on me dit de faire le 0145013535 qui est à tarification dite "géographique", donc normale.
Ce que je fais bien sûr aussitôt : et ça marche !
Cerise sur le gâteau, une voix d'hotesse de l'air m'accueille en direct (en live...?) et me propose tout de suite de m'aider...
Incroyable !
Et pourtant c'est ce qui s'est passé.

Essayez...
Et tenez-moi au courant.
Merci et bonne journée

PS à 18 heures : tous les numéros 08 ne sont pas encore référencés, pour savoir, il suffit d'essayer...
par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 1 juin 2007

 

Fleur d'arum pour fête des mères

La Rome antique,
La romantique,
La Rome en kit,
La romanesque,
La romanichelle et l'arôme à Michelle,
L'aromatique et celle qui n'en a pas,
L'arôme arabica et celui du biquat,
Que "darhomes" en nos coeurs
Queues d'arums en nos terres. 
Queues d'arondes
En ce ciel de printemps...
 
Le mot nous viendrait du Latin,
Qui le tientrait du Grec.
La fleur qu'aux dames
(Maman ou pas...)
Je propose aujourd'hui
Me vient seulement d'un coeur 
Le coeur de mon petit jardin.

par aben publié dans : Photos
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Vendredi 25 mai 2007

On dresse la table, elle tisse sa toile

J'aurais aimé être un artiste,
Jongler avec les gouttes de rosée,
Tendre un filet assymétrique,
Comme celui de l'araignée.
Le monotone est triste,
L'irrégulier nous fait rêver.


andré thiennot, piney,  25 avril 2007


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Vendredi 18 mai 2007

J’ai écrit quelques lignes début 2005, qui relativisent la notion d'« étranger ». Mises sur le blog à ses débuts, en mars, elles n’avaient entraîné aucune réaction : 0 commentaire.
Les estimant toujours d’actualité, je les avais remises un an plus tard, le  15 avril 2006 : 6 commentaires !
Si je les remets à nouveau aujourd’hui, c’est que depuis une quinzaine de jour over-blog me signale le passage régulier de lecteurs… qui restent anonymes.
Peut-être m’aidera-t-on à comprendre le pourquoi de cet apparent regain d’intérêt… ?



 

 

 

 

 Je suis né dans ma ville

 Dans ma ville
Le boucher voisine la boulangère
L'épicier la mercière
En allant à l'école
Les petits saluent les grands
Qui vont à leur travail
Les soirs d'été
Sur le pas de leur porte
Ils sortent le banc de bois
Font la conversation

Souris venues des champs
Devenus rats des villes
Mes voisins sont
Et restent villageois
   

Ma ville aux cent villages
A son coin de Bretagne
Et celui de Morvan
On y sait le Ch'timi
Les langues venues de l'Est
Et celles du Midi
L'Anglais et le Teuton
Le Yiddish et l'Arabe
  
Dans ma ville
Cent chapelles enserrent une Cathédrale
  

Né dans ma ville
Mon nom pourtant n'est pas d'ici
Il dit mes origines
  
Certain Dupont
Dubois Duval
Dont le nom ne dit pas
Quel pont quel bois quel val
Abrita les ébats
De ses lointains parents
Qui est arrivé là
Bien plus âgé que moi
Me traite d'étranger
  

Je suis né dans ma ville

par aben publié dans : Poésie
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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

 Ma biblio perso
extraits sur demande par mail
andretieno@cegetel.net

 PdR 5 €

PdR 6 €


PdR 12 €

PdR 5 €

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Pour tous renseignements :
andretieno@cegetel.net 

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