C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Jeudi 25 janvier 2007

Une promesse
Je viens de finir le Médicis de l'année, "Une Promesse", de Sorj Chalandon, publié chez Grasset.
C'est le second roman d'un "grand reporter" de Libération. Un homme de 54 ans qui a couvert des évènements moins intimistes que l'histoire qu'il nous raconte.

Les lieux
: un café et une maison aux volets clos.
Les personnages : sept acolytes complices qui vont d'un lieu à l'autre avec une petite clé pour l'un et une plus grande pour tous. On sait que l'un d'eux est professeur. Les autres, on ne sait pas. Ils semblent inactifs, desoeuvrés. On ne dit pas ce qu'il font de leurs journées...
C'est le Bosco qui tient le café. A son comptoir, ne viennent que les six autres. Qui ne boivent guère que le verre offert.
L'histoire :  Un naufrage, une lanterne, un cancer, deux morts et la promesse des six faite au Bosco...
Le fantastique côtoie le terre à terre, l'amour la culpabilité...
J'ai eu du mal à m'engager dans un début dont l'écriture m'a semblé sèche, hachée, vide d'informations qui m'auraient encouragé à continuer. 
Une écriture que l'on pourrait croire celle d'un pigiste payé au mot, qui n'aurait rien eu à dire. 
J'ai du insister pour continuer.

Comme si l'auteur avait voulu camper les personnages dans leur rusticité, sans nous les présenter, et sans leur dire le rôle qu'il allait leur attribuer.
Il m'a fallu atteindre le milieu du récit pour entrer dans l'histoire et m'y sentir à l'aise. 
Là, l'écriture s'affine jusqu'à devenir, par moment, vraiment belle. L'écriture s'affine et, en même temps, l'histoire s'affirme, se charge d'émotion.
La fin...? Je la laisse à découvrir à qui je n'aurai pas découragé... Malgré ce qu'en j'en dis, "La Promesse" me semble être à lire. D'autant que le livre contient peu de mots : 273 pages en Times New Roman 14

Pour faire court moi aussi
 : Je dirai qu'on n'est pas "Médicis" sans talent. Je ne juge pas de celui de l'auteur. Mon propos n'est pas celui d'un critique, seulement le ressenti d'un lecteur qui ne qualifierait pas ce grand prix de grand cru.
A chacun sa sensibilité...

par aben publié dans : Au jour le jour
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Dimanche 21 janvier 2007

 Plus petit que celui de Champagne

 Aujourd’hui, j’ai à jardiner. Je ne dis pas que je vais le faire, mais j’espère. 
Sur mon pied à terre de Provence, j’ai un petit jardin, plein sud, côté terrasse de la maison. Pas un bien grand comme autour de notre maison de Champagne : un petit, de la taille qui convient pour un pied à terre. 
Déjà côté rue, dix mètres sur dix qui font à la fois, une cour, une allée, et de quoi donner à vivre à un magnolia qui fleurit blanc, deux camélias d'infloraison rouge, trois hortensias couleur classique - qui atteignent le mètre cinquante dès qu'arrive le mois de juin - huit superbes rosiers buissons, de Madame Meilland jaune et rose à Gilbert Bécaud plus pourpre, plus une haie d’arbustes - dont les fleurs rappellent celles du jasmin et le parfum celui de la fleur d'oranger - qui nous isole du trottoir sur le devant et d’un couple de voisins charmants sur l'un des deux côtés . 

 

Depuis que l’on est arrivés, j’ai taillé, et transporté mes rameaux coupés sur le brûloir de la co-propriété. Et de la taille, j’en ai eu à faire : côté rue, mais aussi côté jardin. Pas bien grand je l'ai dit, comparé à celui de Nini, mais qui oblige quand même à du travail à faire. Couper les palmes inférieures d’un palmier déjà grand plus celles de la touffe de trois autres, tailler une haie de thuyas qui masque l’étendoir, trois althæas roses, un figuier, des lauriers fleurs et deux lauriers sauce, des romarins, des lavandes, deux rince bouteilles, un gros arum de pleine terre.., et le reste en rosiers. Qui se plaisent ici aussi bien que mon épouse. Moi aussi, mais moins, ma nature reste champenoise. 

Tout ça dans un petit jardin ? Oui, je maintiens : dix mètres de largeur, moins de vingt de profondeur…
Et encore, j'oubliais : qui n'a pas son oliver n'est pas bien intégré. On l'a donc aussi, planté petit depuis plus de vingt ans mis en forme par une taille de tous les printemps.
Tel qu’il est agencé, on le trouve harmonieux notre petit jardin, autour de son grand cyprès qui lui fait une ombre tournante comme celle de l’aiguille qui donne l’heure sur un cadran solaire. 

Tous les ans, des plants sont à remplacer.
Hier, on s’est arrêtés chez Rochietta. Une jardinerie Vilmorin, sur la route de Sainte-Maxime. Dans la région, on dit « Rochietta », ça fait plus sérieux et moins parisien que Vilmorin. 
Et j’ai donc à planter : un romarin, cinq lavandes (dont une de race qui m’est étrangère), et quatre lauriers roses, (dont un dont l'étiquette dit qu'il fleurira rouge intense…) 

J’ai aussi à finir de passer vous lire avant de mettre ma note en ligne, à faire un peu de courrier, des courses, enfin… à faire. 
Alors pour le jardin, ce sera "aujourd’hui peut-être, ou alors demain"... il a fait grand soleil hier... 

,J’ai étendu des serviettes sur le Tancarville de la terrasse le soir, à dix heures le thermomètre du pilier m’a affirmé qu’il faisait encore 18° !  

Alors pour le jardin, demain, ça dépendra aussi du temps.

par aben publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 11 janvier 2007

Merci à Micheline de m'avoir fait découvrir Georges Bonnet
C'est vrai que je ne lis plus guère aujourd'hui. Me faut de l'écrit gros, de pas trop de mots par page, de guère de message derrière les mots.
J'aime bien que l'on me dise comment le temps passe. Qu'on me raconte ses petits bonheurs. Aussi ses petites misères, mais moins. Et pas les grandes : on en a tous à assumer les siennes et celles des autres ne sont pas consoleuses. Un mot que mon Petit Larousse ne connait pas, qui s'impose pour moi ici.  Je le trouve plus "actif" que oconsolante" ou "consolatrice"
Georges Bonnet est en retraite de l'enseignement. Son premier roman "Un si bel été", est paru chez Flamarion en 2000, l'auteur avait alors 81 ans...: Je me dis que rien n'est perdu pour moi.
L'écriture est délicate, l'observation précise et si bien rapportée que c'est nous qui voyons à sa place : la petite fleur jaune entre les pavés, le vélo appuyé au mur, qui risque de tomber. Nous qui vivons le quotidien des personnages.

Les phrases sont courtes, les mots simples, comme le sont les notes sur une portée musicale qui serait le fil conducteur de l'histoire.
"Au mois d'avril suivant, il m'a semblé reconnaître cette femme, assise au parc municipal, sur l'un des bancs à claire-voie qui entoure le jet d'eau"
Déjà, on y est vraiment. Ce que l'auteur ne dit pas le lecteur l'imagine. Sans même le besoin de prononcer les mots, il sait l'herbe qui verdit, les points blancs des paquerettes, les moineaux qui criaillent, le pigeon au pied du jet d'eau, qui boit à l'eau du bassin. Les enfants qui jouent, une poussette qui traverse le paysage sans le voir...
Pas tout ces remuements en même temps, qui animent les lieux à leur tour, plusieurs ensembles ou chacun séparement.
On est au "mois d'avril suivant..." c'est donc qu'il a vu la dame bien avant, et qu'ils paraissent l'un et l'autre habituels des ce jardin pas bien grand. Il le dit "communal", fréquenté par les mamans, les amoureux et lers personnes âgées.
On les imagine bien dans la troisième catégorie. On apprendra que ce sont des soixantenaires...
Le langage est personnel, poëtique : "Le temps bouge à peine","ils ont des soirées de papillons"
Voilà pour l'écriture.
Quant à l'histoire, je vous la laisse découvrir.
J'ai beaucoup aimé...!

par aben publié dans : Au jour le jour
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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

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