C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Lundi 20 juin 2005

Dur dur de bien comprendre !

Hier, 42 visiteurs seraient passés chez moi (dont "moi", que mon Over- considère comme les autres). Beaucoup ou pas, là n'est pas la question.
La moyenne, ces jours derniers, tournait entre 30 et 55... Rien à dire donc, là n'est pas le mystère.
Ils auraient lu (ou parcouru) 322 articles...! Et là, ça fait beaucoup ! Trop ! En moyenne, mon Over- me crédite de moins de trois notes entr'aperçues par personne. Hier, chacun d'eux  en aurait parcouru plus de 7, en moyenne ! Impensable ! D'autant que mes notes ne font pas que deux lignes...
Mon Over- aurait-t-il forcé la dose...?
Mystère !
Autre chose : on me laisse d'ordinaire entre 3 et 5 commentaires par jour. Beaucoup ou pas, là n'est pas l'équation.

Sachant que le dimanche est prolixe en comments sur mon site, qu'autant de visiteurs y sont passés et qu'ils y sont rester fouiller plus profond, trouvez l'explication logique de ce mystère...

Un point de gratitude supplémentaire vous sera attribué par bonne réponse

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Samedi 18 juin 2005

Seul aux cuisines et seul à table

Je suis resté seul dans notre grande maison, pour seulement quelques jours, mais durant lesquels il faut entretenir un ordre, une propreté... nourrir un ventre qui demande à manger.
Après ma recette de compote de rhubarbe, je vous soumets ce que j'ai concocté. Rien que vous faites vous-même, seulement du spontané, comme autrefois nos vieux.
Ingrédients de bases : poitrine fumée et saucisse de Morteau. Pour le fumet et pour la graisse. Plus de gras viendra de la poitrine et plus de fumet viendra de Morteau. Quoi qu'encore, l'un et l'autre allient pas mal les deux. Pour quelques jours et pour une seule personne, une saucisse et un sous-vide de poitrine suffiront. Côté légumes, on variera. Pour les deux premiers repas, pelez trois belles carottes à fanes, à découper en rondelles, pas trop fines. Disposez, au fond d'une poêle à frire, trois tranches de belle poitrine, (ou trois belles tranches de poitrine, selon votre préférence, ma cuisine est instinctive) ajoutez les rondelles de carottes et terminez par trois belles rondelles de belles saucisses. (Là, j'ai mis deux fois belles. Comme pour Hélène Ségara : belle du Var et belle d'Esmeralda. Mais ça n'est n'est ni pour les carottes ni pour les saucisses... C'est venu comme ça. J'ai voulu trop bien faire). Laissez frémir. (J'ai oublié de vous dire, (comme dit Brialy sur la couvertyure de l'après "Rocher des singes")  avant, vous aurez fait cuire la saucisse pendant vingt à trente minutes dans de l'eau nature, thermostat de la plaque céramique à 10, descendue à 6 puis terminée à 2 seulement durant le dernier tiers du temps. Pour éviter les salissures.)
Vous avez donc déposé au fond de votre poêle, les trois tranches de poitrine, sur lesquelles vous avez projeté les rondelles des trois carottes tronçonnées. Vous avez coiffé le tout de vos trois rondelles de saucisses de Morteau préalablement cuites à l'eau : vous y êtes ! 
Il ne reste qu'à laissez mijoter couvert, thermostat 3 jusqu'à la fin de l'apéritif. Quand vous êtes enfin prêt, (si vous avez des amis, mettez thermostat 2 et surveillez quand même), faites se rencontrer une cuillerée à café de moutarde et une cuillerée à soupe de crême fraîche dans un bol. (Non ! Pas de l'allégée ! La crême, c'est la crême, nature, pas dénaturée : ma saucisse et mon sous-vide de poitrine me feront cinq repas, faut pas culpabiliser ! N'ajoutez pas l'artifice qui vous donne bonne conscience au détriment de votre forme et de vos formes ! Mangez nature, comme autrefois. Comme quand on n'avait pas autant de problêmes d'obèsité dans nos cités). Dès que vos deux cuillerées ont atterri au fond du bol, n'attendez pas qu'elles symphatisent. Battez-les à grands coups de fourchettes. Divisez-les, mêlez-les, emmêlez-les, n'ayez pas peur, entremêlez-les même, s'il le faut : c'est pour la bonne cause ! Divisez pour règner. Ca doit se plier, ça doit se couler, ça doit "moellir"... et dire merci !
Si vous n'avez pas omis de dresser le couvert, c'est l'heure de faire se rencontrer le plat avec sa sauce. Thermostat 8, pour un instant, pour un éclair, pour un coup de foudre... Qui ne va pas durer, qu'il faut savoir saisir, juste à temps. Quand le plat et sa sauce en arrivent à point pour ne plus pouvoir s'attendre...!

J'étais seul pour profiter de l'instant. C'était pour deux. J'ai partagé avec demain. Deux trois minutes au micro-onde, je vais me régaler une seconde fois... 

Je vous donnerai demain l'autre recette qui m'est tombée des mains pour accomoder mes restes. Demain... ou un autre jour !

Bonne nuit, s'il vous plaît de dormir...

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Vendredi 17 juin 2005

Les Parisiens de Paris

Une note d'Angeline m'a interpelé, celle du 15 juin, qu'elle a titré "Les Parisiens". Allez la voir : cliquer sur le lien Angeline de ma colonne de liens et demandez le 15 juin.
Je vous propose ici une autre ébauche des Parisiens, croquée intra-muros le 17 juin.

Je rentre de Paris. La ville est à la mode, on en parle sur des blogs. De la ville et de ses habitants. Dont on ne dit pas que du bien, quand on est de province.
C'est vrai qu'ils sont différents. Comme nous le sommes d'eux. Différents aussi chez eux, de ceux qui plastronnent en vacances.
Ceux des trottoirs que j'ai regardés, ceux du métro qui m'ont écrasé (je ne fais qu'un mètre soixante-cinq), offraient beaucoup de variétés. Couleurs de peau et de cheveux, saris-burnous, calotte-chéchia, les Parisiens du 17 juin parlaient le Babelésien. Du japonais à  l'irokois, du guttural aux langues slaves...

Le 17 juin, j'ai aussi pris deux taxis (empruntés), grâce à qui je sais ce qui encombre Paris : les travaux ! Tous les deux sont formels... Leur français est chatié mais pour les pratiquer en pros, les vieilles artères de Lutèce leur sont plus familières que s'ils y étaient nés. Les caillots de circulation ? Ca n'est pas que de la faute des cadres de banlieue qui sortent leur voiture pour épater le voisin : ce sont les travaux ! Ca n'est pas leurs dames qui font leurs courses dans Paris au lieu de les faire devant chez elles : ce sont les travaux !
Ils le disent aussi, les Parisiens de banlieue, les Parisiens d'Ile de France, qui sont 75 dans leur tête, qui s'abattent sur la ville comme un vol d'étourneaux : ce qui gène la circulation dans Paris, ce sont les travaux...!

Dans les trains et dans le métro, les Parisiens du 17 juin avaient des fils dans les oreilles, rattachées à une boite, un petit sac, un pendentif, ou à un portable en breloque. Et des gros sacs derrière le dos qui vous griffent les joues, vous arrachent les oreilles, vous rentrent dans le ventre.
Et des valises à roulettes. Qu'ils traînaient derrière eux ! Qu'ils oubliaient qu'elles les suivaient et qui coupaient au cours dans les virages. (Pas vu pas pris, selon l'adage). Qui ont rayé mes chaussures du dimanche...
Faudrait les faire immatriculer leurs bagages, pour qu'on les verbalise.
Ces Parisiens, du 17 juin, on aurait dit des provinciaux.Venus des provinces de France et du monde entier. Qui s'étaient déguisés...
Des gens comme moi : le 17 juin, j'ai joué le Parisien...!

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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

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