C'est moi

 

 

Texte Libre

 

Vendredi 23 mars 2007
Ca va ça vient, c'est descendu, ça va remonter
Demain matin, lever tôt : départ 8 heures pour nos 800 kilomètres de remontée.
Ici, taille de la haie, des althéas et des palmiers, taille pro de l'olivier et bêchage des plats-bandes terminés...!
En Champagne, il va rester à faire.

Quand je vois toutes ces caravanes en terrains vagues, la plupart immatriculées en Bretagne, je me demande si je ne ferais pas mieux de me joindre à eux. "Voyage voyage" comme dit Desireless, à tant faire que de kilométrer, pourquoi ne pas rejoindre un troupeau de ces gens là (du voyage s'entend).
Bon, ben non, trop tard ! Enraciné en Champagne, bouturé en Provence, je ne vais pas non plus essaimer dans les six coins de l'hexagone.
Je sais qu'il y en a d'autres que ces deux là qui sont bien beaux. Que je visite sur les blogs, et aussi des fois, en vrai...
C'est fou le nombre de Bretons blogueurs qui vantent leur "pays". Des Normands aussi et encore des Alsaciens...! Et d'autres qui auraient pu me revenir dans la tête plus vite pour que je les cite : les Lorrains, les Toulousains...
Bizarre, je n'ai pas de Corse dans mes liens... ça manque.

Moi, c'est ma Champagne humide et la Provence de ma femme.
La terre c'est comme les couples. Ca va par deux. Quand on est chanceux...

Bonne nuit à vous et bon week-end.
Et tant qu'on y est : bonne semaine aussi.
A vendredi prochain ici, même jour même heure... ou à peu près.

PS : en attendant, je passe vous voir dès lundi matin pour mes amis de début de listes de liens, un peu plus tard pour ceux venus après et qui se trouvent inscrits plus bas.
A tous, encore une fois : merci
 
par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 16 mars 2007

Nous faut-il prendre des habitudes ?
Question bêtement idiote qui n'appelle aucune réponse censée... Question que le commentaire de Julie m'a pourtant fait me poser.
Et bien oui, promis, je vais prendre l'habitude de travailler à mon livre en semaine et de vous mettre un mot pour le week-end.
Mais déjà, merci. Merci d'être passés, de m'avoir fait part de l'intérêt que vous prenez à mon essai de narration au long cours.
Ca avance : enfin, c'est démarré... !
Le plan, encore flou, mais qui s'affine. Quelques premiers chapitres, qui seront à revoir, mais qui préparent l'histoire.

Très beau temps pour l'instant, en Provence.
J'ai du bêchage à faire.
Ca avance aussi.
Doucement : la terre est basse pour une colonne trop longtemps vertébrale.
La neuvième (vertèbre) me semble fatiguée - ou la septième... Je ne sais pas comment on fait pour les compter.
Les cervicales aussi deviennent craquantes.
On accuse la position que l'on a sur un ordinateur... Le dos qui se voûte, la tête qui dit oui toutes les quelques secondes, de l'écran au clavier, du clavier à l'écran. Qui avance et recule pour règler la distance oculaire, du clavier à l'écran, de l'écran au clavier...
Des gestes si souvent répétés qu'ils finissent par user.

Alors je bêche, pour reposer mon dos.
Ca me donne bonne conscience et m'aère le cerveau.
Mes rosiers, comme certains chats qui quêtent de l'affection, me griffent un peu le dos des mains.
Ils semblent tout contents que je sois là.

A tout bientôt : je vais passer vous voir
André

par aben publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 9 mars 2007

PS le 15 mars : Mon écriture semble bien démarrée. A la demande de Julie et en réponse à d'autres souhaits, chaque vendredi je vous mettrai une petite note...  La première sera en ligne dans la matinée
Bises aux dames et saluts aux messieurs
André

Laisser le temps au temps, laisser à la terre  le temps de sa jachère...
Après ces quelques notes de France profonde, fin des années 40, je me vois un peu comme ces terres d'autrefois, que l'on engraissait moins, à qui on donnait le temps de prendre leur temps pour se reprendre avant de reprendre l'emploi qu'on avait à en faire. 

Déjà l'assolement.
Cette pratique qui fait varier les menus l'amenait à mieux digérer l'effort de produire pour nourrir tout son monde : une année de céréales, des racinaires ou des bulbeuses la suivante, des oléagineux... Un passage à générer le trèfle, ou la luzerne, qui apportent de l'azote à la terre...
La carte des menus offrait du choix.

Et de temps en temps, la jachère. Année sabbatique périodique, sans aucune culture. Sauf un peu d'une maigre navette qui offrait au sol, par un labour léger avant la montée  à graines, une fumure d'engrais vert.

Je pense qu'un peu, quelque part, je suis comme cette terre.
Un peu d'images, un peu de mots, en prose et vers (des vers tellement libres de rimes que c'est le rythme seulement qui nous dit que c'en est...!) Un peu de grain de sel, un peu de souvenirs, un peu d'avenir, du présent au milieu, voilà pour l'assolement.
Me reste à pratiquer la jachère... Ca pourrait bien être le moment ! 
 

Tous les jours, voir tous les deux jours, j'ai écrit des mots. En textes courts : quand on a tant d'amis que l'on veut ne pas décevoir, on passe les voir. Et chez soi, on ne peut pas faire trop long si on veut avoir le plaisir de les recevoir : eux aussi ont du monde à lire.
Bien agréable, mais prenant...

N'y a guère que la jachère pour se remettre à flot.
Ma jachère à moi, je vous la dois. 
C'est vos coms qui m'ont orienté vers des textes plus longs. (Je sais qu'on devrait écrire "ce sont" (que l'on...). Ma prose est comme mes vers : elle prend des libertés...)
 

Et ça m'a donné l'envie de rallonger encore.
D'écrire des pages pour en faire un volume. Des pages que l'on tiendrait en main comme un livre. Que l'on lirait dans un train, dans son salon, dans sa cuisine... Délaissant pour un temps la télé...

Des pages qui deviendraient un livre. Que l'on lirait au lit, durant une insomnie... Que l'on emporterait pour tromper l'attente dans une antichambre, une salle d'attente d'anxiété, qui précède une visite médicale...
Qu'on lirait chapitre après chapitre, impatient du suivant...
Un livre que l'on poserait sur une table basse, sur une étagère... Qui finirait aligné respectueusement auprès d'autres, prestigieux, sur le rayon de livres à garder. 

Un livre qui reste derrière soi quand on n'est plus là... Comme celui de mes lettres écrites à mes parents. Mais un livre sur des sujets légers, vivants...

Alors voilà : j'ai décidé de m'y mettre !
J'ai des choses en chantier, je vais essayer d'en mener une à bien...
Je reste là, mais n'écrirai plus guère que pour moi (pour un temps).
De temps à autre, je vous tiendrai au courant d'où j'en suis.
N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l'idée, et de son cheminement...
Tout naturellement, je vous préviendrai quand j'aurai fini... si je finis un jour.

Promis : je passe vous voir de temps en temps. A raison de cinq ou six tous les jours, je devrais pouvoir aller toutes et tous vous lire une fois par semaine...

Très bon week-end à vous

par aben publié dans : Au jour le jour
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Ma vie

Soixante-dix ans
quand j'ai commencé le blog

73 depuis le
11 fevrier 2008

Marié
J'habite dans un
petit village de
Champagne
Pied à terre en Provence
J'aime écrire,
jardiner, bricoler.
Et surtout :
ma femme,
mes enfants et
mes petits enfants

sans ordre de préférence.

 

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